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Pour des papas plus impliqués : l'exemple de l'Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins

Pascal Hamel est un nouveau papa. Il soutient que l'accompagnement pendant la grossesse et à la naissance est un travail d'équipe.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Inclure les pères dès le début de la grossesse a un impact bénéfique sur toute la vie d'un enfant. Trois ans après avoir participé à une étude sur l'implication des pères, l'Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, à Cowansville, poursuit le travail qu'il a entamé.

De 2014 à 2016, divers intervenants de la MRC de Brome-Missisquoi ont travaillé à impliquer davantage les pères dans le processus de naissance et dans les premiers mois de vie de leur enfant. Il s’agissait de l’Initiative Ami des pères au sein des familles, un projet mis en place par l’Université du Québec en Outaouais (UQO) dans cinq régions du Québec sur une période de cinq ans.

Ce qu’on visait, c‘était d’accompagner les intervenants au niveau de la santé et des services sociaux, sur une prise de conscience par rapport à l’importance de leur rôle, par rapport aux pères qu’ils rencontraient et comment par certaines pratiques ils pouvaient faire une différence, explique la professeure en sciences infirmières à l'UQO, Francine de Montigny.

Depuis, les intervenants du domaine de la santé accordent plus d’importance au rôle du père, s’intéressent davantage à leur vécu.

On avait tendance à plus se concentrer sur l'expérience de vie de la mère, et non pas sur l'expérience de l'accompagnant.

Sophie Perreault, chef de service maternité et pédiatrie à l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins

Impliquer davantage l'autre parent passe par « des choses très simples », poursuit Mme de Montigny. Quand le père se présente avec sa partenaire pour la naissance, par exemple, de prendre le temps de s’adresser à lui. De voir s’il a des inquiétudes, des préoccupations et de voir comment on peut y répondre.

La chef du service de maternité et pédiatrie à l’Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, Sophie Perreault, constate d’ailleurs que les pères désirent participer « activement » durant la grossesse et lors des soins administrés au bébé. L'hôpital a aussi été l'un des premiers à sonder l'autre parent après la naissance. Depuis, ils ont droit à des repas au prix des employés et à des lits plus confortables.

Pascal Hamel installe son divan-lit. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'Hôpital Brome-Missisquoi-Perkins met des lits pliables à la disposition des nouveaux pères.

Photo : Radio-Canada

Des résultats concrets

Les résultats des travaux menés notamment à Cowansville par les chercheurs de l'UQO ont été concluants.

Les résultats ont démontré que dans les régions du Québec qui ont été touchées par l’Initiative Ami des pères au sein des familles, les pères étaient plus engagés auprès de leurs enfants, avaient moins de problèmes de santé mentale - on parle de père d’enfants 0-5 ans.

Francine de Montigny, chercheure Initiative Ami des pères au sein des familles

Les conjoints étaient aussi plus satisfaits de leur relation de couple, poursuit la professeure. [Ils] avaient l’impression de travailler plus en relation coparentale que dans les régions qui n’avaient pas été touchées par les initiatives.

Cette volonté d'impliquer davantage l'autre parent est de plus répandue dans le milieu hospitalier, même si ce n'est pas encore acquis, nuance Mme de Montigny.

Sur l’ensemble de la formation, c’est quelque chose sur laquelle on continue de travailler un petit pas à la fois. Sauf que je dirais que comme société au Québec, on a une longueur d’avance, vraiment sur d’autres milieux. On est chef de file sur la promotion de l’engagement des pères au sein des familles. On est regardés, et on est souvent intéressés à partager ce savoir-là à l’international, résume-t-elle.

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