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Heures supplémentaires obligatoires : la FIQ demande l'intervention du Tribunal

Des infirmières passent dans un couloir d'un hôpital de Winnipeg.

Les infirmières se battent pour que les heures supplémentaires obligatoires ne soient plus qu'un souvenir.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Poursuivant son combat contre les heures supplémentaires obligatoires, la FIQ demandera vendredi au Tribunal administratif du travail d'ordonner aux gestionnaires des établissements de santé de mieux prévoir leurs horaires et leurs effectifs pour éviter d'y recourir.

Après sa Journée sans TSO (temps supplémentaire obligatoire), le 8 avril, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) veut un plan à court, moyen et long terme pour résoudre le problème une fois pour toutes.

La grande organisation syndicale de 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires et autres professionnelles en soins a ainsi déposé une requête devant le Tribunal pour lui demander de se pencher sur le fond du dossier, à savoir le recours trop fréquent au TSO – qui est censé n'être utilisé que pour les situations exceptionnelles ou urgentes.

Le Tribunal a donc convoqué vendredi les centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS), les centres hospitaliers universitaires, les syndicats affiliés à la FIQ et d'autres établissements du réseau.

« On veut qu'il force les employeurs à gérer adéquatement les horaires. Actuellement, la ministre [Danielle McCann] a donné certaines indications aux employeurs de tout faire [pour éviter le recours au TSO]. Et on a passé un 8 avril relativement bien, mais il y a un 9, puis un 10, puis un 11. Et actuellement, il y a encore du TSO sur les unités de soins qui n'est pas toujours nécessairement dans des situations urgentes et exceptionnelles », a lancé le vice-président de la FIQ, Jérôme Rousseau, au cours d'une entrevue avec La Presse canadienne.

Services dus au public

Le Tribunal était déjà intervenu dans ce dossier, de sa propre initiative, après que la FIQ eut annoncé le 2 avril qu'elle allait tenir une journée sans TSO le 8. Il voulait ainsi s'assurer que le public ne serait pas privé des soins et services auxquels il a droit, dans le cadre de cette action concertée menée par la FIQ.

Et c'est aujourd'hui ce même but – les services dus au public – qui est invoqué par la FIQ dans sa requête au Tribunal.

« Pour nous, l'ensemble des gestionnaires du réseau mettent à risque actuellement la santé de la population, à travers la gestion déficiente que les employeurs font des horaires et l'utilisation abusive du temps supplémentaire obligatoire. C'est pour ça qu'on va au Tribunal administratif du travail : on considère réellement que la gestion déficiente des employeurs met à risque la santé de la population », a expliqué M. Rousseau.

Et ces heures supplémentaires obligatoires minent également la santé et la sécurité des infirmières elles-mêmes, rappelle-t-il.

« Ce qu'on veut, c'est remettre le poids des décisions sur la tête des employeurs, parce que c'est eux qui ont le contrôle, c'est sur eux que repose la responsabilité de donner les soins à la population », a ajouté M. Rousseau.

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