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École à la maison : des familles craignent un manque de flexibilité

Des parents et leurs cinq enfants sont assis sur un divan, souriants.

La famille Thériault, de Malartic, a choisi de faire l'école à la maison et prône le respect du rythme d'apprentissage de chaque enfant.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Après avoir été modifiée par les libéraux en 2017, la Loi sur l'instruction publique sera revue une fois de plus par le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge. Il veut imposer un contenu minimal d'apprentissage plus strict sur l'enseignement à la maison, en obligeant les enfants à réussir des épreuves ministérielles. Une famille de Malartic réunissant cinq enfants qui a choisi l'école à la maison s'inquiète des nouvelles orientations.

Stéphane Thériault et Debby Jolin-Lessard, parents de cinq enfants, voient une perte de flexibilité dans les nouvelles modifications du ministre Roberge.

Pour eux, l'ajout d'examens à des moments précis de l'année va à l'encontre des valeurs de l'école à la maison.

C'est la première valeur de base que l'on ne respecte pas avec nos enfants, c'est aller à leur rythme, déplore M. Thériault.

Les deux parents craignent que la CAQ ait en tête d'éradiquer l'école faite à la maison. Dans le système scolaire, si ça ne marche pas, c'est la faute de l'enfant, mais dans le système d'éducation à domicile, ça doit être la faute aux parents éducateurs, ça devient un peu comme une chasse aux sorcières, ajoute-t-il.

On se questionne sur le pourquoi du changement, après même pas un an de l'ancien règlement, on le modifierait encore, s'interroge pour sa part sa conjointe, Debby Jolin-Lessard.

Stéphane Thériault croit aussi que le gouvernement se sert de l'excuse des possibles échecs aux examens du ministère pour obliger les enfants à retourner dans le cadre traditionnel du système scolaire.

L'éducation à la maison est un droit et je ne le remets pas en cause.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, croit que l'expérience vécue à la maison par les élèves devrait être semblable à ce qu'ils devraient vivre en classe.

Pour le ministre de l'Éducation, il est important d'avoir des points de validation au cours du parcours scolaire. Selon les modifications proposées, les examens ministériels seront obligatoires à quatre reprises entre la maternelle et la cinquième secondaire.

Je n'achète pas l'argument selon lequel les examens ministériels représentent une contrainte excessive. Je comprends que c'est une contrainte, mais c'est aussi un outil de validation pour garantir que les jeunes ont droit à l'éducation, précise-t-il.

Une femme enseigne à ses deux filles à la table de la salle à manger.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Debby Jolin-Lessard fait l'école à la maison à ses cinq enfants.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

La directrice de l'Association québécoise pour l'éducation à domicile (AQED), Noémie Berlus, croit que les enfants doivent être au même niveau une fois rendus à 16 ans.

Les parents n'éduquent pas leurs enfants pour passer leurs examens, mais pour qu'ils puissent réussir dans la vie, avoir une carrière et accéder aux études supérieures, mais pas nécessairement pour passer l'examen de quatrième année au même moment que tous les enfants de quatrième année, fait-elle valoir.

Le ministère de l'Éducation devrait officialiser ses modifications à la Loi d'ici l'été.

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Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale