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Le Conseil des médecins hygiénistes part en guerre contre le vapotage chez les jeunes

Deux adolescentes vapotent.
Le corps médical s'inquiète de la hausse de popularité du vapotage chez les jeunes. Photo: iStock
Radio-Canada

Le Conseil des médecins hygiénistes lance une alerte à propos des dangers du vapotage chez les jeunes. Dans une lettre, l'ensemble des médecins en chefs des provinces et des territoires estiment qu'il faut sensibiliser les jeunes, les parents et les gouvernements à la nécessité de freiner ce phénomène en plein essor.

« Nous trouvons que cette tendance est très troublante, surtout parce que beaucoup de ces jeunes sont des non-fumeurs », déclarent-ils dans ce communiqué.

Ils mentionnent les efforts que font les industriels pour attirer un nouveau public. « Les dispositifs de vapotage se présentent sous des formes élégantes rappelant des produits de haute technologie, qui séduisent les jeunes grâce à leur aspect novateur, cool et inoffensif », écrivent-ils.

L’analyste principal des politiques à la Société canadienne du cancer, Rob Cunningham, insiste sur l’urgence de la situation : « On a besoin d’une stratégie globale. Les adolescents sont exposés à toute sorte de publicités sur ces produits. Ce n’est pas acceptable. »

Un produit toujours dangereux

La cigarette électronique est moins dangereuse que la cigarette traditionnelle, mais elle reste un danger pour la santé et crée une dépendance grave.

Rob Cunningham, Société canadienne du cancer

Les médecins hygiénistes rappellent que les produits de vapotage contiennent de la nicotine. Cette molécule, présente dans le tabac, est fortement addictive, d’autant plus que certains produits en contiennent une forte concentration.

« Le plus préoccupant, ce sont les nouveaux types de produits de vapotage que l'on trouve sur le marché, comme les dosettes et les sels [de nicotine], dont la teneur en nicotine est très élevée. Une seule dosette peut exposer son utilisateur à la même quantité de nicotine qu'un paquet de cigarettes », affirme le Conseil des médecins hygiénistes.

Passer par la voie législative

« Aux États-Unis, 11 États ont augmenté la limite légale à 21 ans sur les produits du tabac et de vapotage. On devrait faire ça au Manitoba. On devrait aussi interdire la vente dans tous les dépanneurs et, particulièrement, pour les produits aromatisés », suggère Rob Cunningham.

De son côté, Santé Canada lance une campagne de consultation pour réunir des propositions de mesures réglementaires possibles afin de réduire l’accessibilité et l’attrait des produits de vapotage pour les jeunes.

L'organisme souhaite travailler sur plusieurs axes de lutte contre le vapotage tels que l'interdiction de la fabrication et de la vente de produits de vapotage avec des arômes, l'imposition de limites dans la concentration de nicotine dans les produits de vapotage, des restrictions à l'accès à la vente au détail en ligne ou encore des restrictions à l'emballage des produits.

Avec des informations de Patrick Foucault

Manitoba

Santé publique