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Le projet pilote pour repousser la fermeture des bars à Hull se précise

Un homme dépose une pinte de bière sur le comptoir d'un bar.
Félix Pitre-Francoeur est habitué de gérer des tensions et des énervements à la fermeture des bars dans le Vieux-Hull. Photo: Radio-Canada / Jonathan Dupaul
Radio-Canada

Une proposition de projet-pilote pour que les bars du secteur Hull puissent demeurer ouverts jusqu'à 3 h sera présentée au public le 16 avril. La majorité des conseillers municipaux seraient en faveur de ce changement.

Je pense que se donner une période d'essai est une très bonne idée et ça nous permettra justement de faire des constats et de nous ajuster s'il y a lieu, explique le conseiller du district Du Versant, Daniel Champagne.

Le projet-pilote en question serait d'une durée de neuf mois et débuterait dès le 16 mai advenant qu'il soit entériné lors du conseil municipal du 14 mai.

Une somme de 100 000 $ serait octroyée pour l'ajout de deux policiers pour tout le secteur de Hull. Ceux-ci seraient spécifiquement positionnés au cas où il y aurait des débordements dans les bars.

Le conseiller municipal du district de Hull-Wright, Cédric Tessier, rappelle qu'il y a maintenant 22 ans que la réglementation actuelle a été adoptée par l'ancienne Ville de Hull.

Il y a beaucoup de choses qui ont changé depuis, notamment le nombre de bars qui a énormément diminué et il y a plusieurs règlements municipaux pour le secteur. Il ne peut pas y avoir d'agrandissement des bars existants et il y a aussi une limitation par rapport aux nouveaux bars, fait valoir M. Tessier.

Éric Gaudreault, propriétaire du café-bistro Le Troquet, abonde dans le même sens. Ce n'est pas l'heure de plus qui [créait] cette explosion de gens là, c'était vraiment la densité, le nombre de bars, affirme M. Gaudreault.

Une position qui ne fait pas l'unanimité

Pour Bill Clennett, un citoyen de l'Île de Hull, la problématique demeure la même. Les facteurs qui étaient à l'origine du problème n'ont pas changé. On reste toujours à côté d'Ottawa, où les heures sont différentes et où il y a une disproportion populationnelle, évalue M. Clennett.

L'Association des résidents de l'Île de Hull (ARIH) n'a pour sa part jamais pris de position dans ce dossier, car elle attend les résultats des consultations publiques tenues dans ce dossier.

On attend toujours les résultats de la consultation publique, donc j'ose espérer que si le processus avance, c'est que la consultation publique a dû y être favorable.

Éric Gaudreault, propriétaire du café-bistro Le Troquet

Même s'il reconnait que le contexte a changé depuis, le conseiller de Hull-Wright pense qu'il vaut mieux demeurer prudent.

Il faut qu'on ait une approche qui soit raisonnable, qu'on vienne tester cette possibilité-là d'ouvrir à 3 h, de récolter les données de tout ça, puis qu'on ait un débat sur des données de 2019 plutôt que des données de 1997, estime Cédric Tessier.

Ce sont d'ailleurs les informations qui seront cumulées par le Service de police qui guideront l'évaluation du projet-pilote qui prendrait fin le 17 février.

On ne sait toujours pas si les bars retourneraient à une fermeture à 2 h le temps que les résultats soient analysés. Le degré d'implication du gouvernement provincial, qui avait décrété les nouvelles heures en 1997, reste également à déterminer.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Politique municipale