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Erin Weir fait un rapprochement entre son expulsion et celle de Jane Philpott

Le député Erin Weir interrogé à l'extérieur d'une salle de conférence
Le député Erin Weir Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Onze mois après avoir été expulsé du caucus du Nouveau Parti démocratique fédéral (NPD), le député saskatchewanais Erin Weir s'interroge toujours sur la légalité de son expulsion.

Le 3 mai 2018, le chef du NPD, Jagmeet Singh, avait montré la sortie à Erin Weir. Le député avait contesté les résultats d’une enquête à son sujet portant sur une allégation de harcèlement et trois allégations de harcèlement sexuel.

L'enquête indépendante avait été commandée par le chef du NPD. Aucune accusation n’a été portée contre Erin Weir.

Le député de Regina-Lewvan a tenté de réintégrer le parti pour les élections prévues en 2019, mais Jagmeet Singh a rejeté sa demande.

L’expulsion de l’ex-ministre libérale Jane Philpott par le premier ministre Justin Trudeau, le 3 avril dernier, a soulevé des questions chez Erin Weir, qui siège maintenant comme indépendant.

À la Chambre des communes, Jane Philpott a déclaré que Justin Trudeau avait violé ses droits et ceux de Jody Wilson-Raybould en les expulsant du caucus libéral sans procéder à un vote complet, comme l’exige la Loi sur le Parlement du Canada.

Je pense qu’il convient de noter et de rappeler que M. Singh a ignoré la Loi quand il m’a expulsé du caucus du NPD.

Erin Weir, député indépendant

Donner la chance aux députés de se défendre

« Le NPD a décidé [en 2016] de voter contre l’adoption de cette règle parce que nos dirigeants nous ont assurés que le seul motif d’expulsion d’une personne serait de faire l’objet d’accusations criminelles, puis d’une condamnation », rappelle celui qui avait été élu sous les couleurs du NPD en 2015.

« Il est important de garder un peu de pouvoir entre les mains des députés plutôt que de tout concentrer entre les mains du chef », ajoute-t-il.

« C'est important de suivre le processus, car il crée un délai suffisant pour que les députés qui risquent d’être expulsés aient l’occasion de plaider leur cause devant le caucus. Je n’ai pas eu la possibilité de donner ma version des faits et d'expliquer pourquoi je devrais rester membre du caucus », affirme Erin Weir.

Jagmeet Singh, debout, lève le bras en posant une question à la Chambre des communes.En septembre dernier, Jagmeet Singh a reproché à Erin Weir de ne pas assumer la responsabilité de ses actes. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Il affirme également avoir participé à un programme de sensibilisation et mentionne avoir présenté des excuses pour son comportement. En janvier dernier, des membres du NPD de sa circonscription avaient demandé sa réintégration.

Avec les informations d’Ashleigh Mattern, CBC News

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