•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Première Nation de Kashechewan prête à déménager sans l’aide du fédéral

Pancarte de la Première Nation de Kashechewan sur la côte ouest de la baie James.
Les villes de Thunder Bay, Kapuskasing et Cornwall sont du nombre des communautés qui accueillent des résidents de Kashechewan lors de la crue des eaux printanières. Photo: CBC/Erik White
Radio-Canada

La Première Nation de Kashechewan, sujette à des inondations annuelles, n'en peut plus d'attendre que le gouvernement fédéral la réinstalle. Elle se dit prête à déménager sans son aide.

Il n’y a ni électricité, ni eau, ni égout sanitaire et ni route d’accès au site situé à environ 30 kilomètres au sud de la communauté située sur la côte ouest de la baie James.

Mais certains des 2500 habitants de Kashechewan sont prêts à y construire une nouvelle maison, affirme le chef de la Première Nation, Leo Friday.

Les membres de la communauté ont donné voix à leur frustration lors d’une récente réunion publique, raconte le chef.

Le chef de la Première Nation Kashechewan Leo Friday en compagnie d'élèves autochtones lors d'une conférence de presse à OttawaLes Premières Nations dénoncent depuis des années le sous-financement du système d'éducation en territoire autochtone. Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Je suis presque certain que nous allons commencer à construire notre propre route vers un nouveau site, dit-il. C’est la volonté des gens d’avoir une communauté durable.

Chaque année, la Première Nation de Kashechewan doit procéder à une évacuation même préventive, en raison de la crue des eaux de la rivière Albany.

Le chef Friday affirme qu’il y a 200 personnes sur la liste d’attente pour un logement et qu’il voit souvent des gens dormir sur le plancher de la maison d’un membre de leur famille.

Démolition des maisons contaminées dans la communauté de KashechewanDémolition des maisons contaminées dans la communauté de Kashechewan Photo : Gerry Demeules

Cependant, les plans du gouvernement fédéral prévoient déménager la communauté d’ici huit à dix ans.

Le récent budget fédéral ne fait aucune mention du projet.

Ça m’attriste vraiment quand je vois ça. Et le gouvernement ne fait rien pour améliorer les maisons ou en construire d’autres, ou du moins des logements temporaires pour la collectivité, déclare le chef.

Plus de 30 millions de dollars du gouvernement fédéral

La directrice générale régionale de Services autochtones Canada, Anne Scotton, affirme que les plans de déménagement de Kashechewan sont sur la bonne voie.

Nous avons travaillé très fort avec la communauté pour nous assurer que nous faisons ce qu’elle veut faire, dit-elle. Il n’y a aucune raison de croire que nous n’allons pas de l’avant avec ce projet.

Mme Scotton indique que, même si le budget n’en fait pas mention, le gouvernement espère lancer un appel d’offres pour le projet routier cette année.

Des motoneigistes sur la rivière Alabany.À tous les ans, les scientifiques et les leaders et les aînés surveillent la fonte de la glace de la rivière Albany sur la côte ouest de la baie James. Photo : Radio-Canada / Erik White/CBC

Plusieurs autres études sont en cours pour déterminer la meilleure façon de déménager Kashechewan, dit-elle.

La planification du déménagement d’une collectivité de cette taille est évidemment une question très complexe, explique Mme Scotton.

À court terme, le gouvernement prévoit réparer la digue qui doit protéger Kashechewan des embâcles de la rivière Albany et prévenir l’évacuation printanière annuelle de la collectivité.

Le coût du projet est évalué entre 15 et 20 millions de dollars, dit-elle.

Des jeunes autochtones devant un mur sur lequel sont accrocher des affiches avec des messages de revendication.Plusieurs élèves de Kashechewan ont créé des affiches pour s'exprimer. Photo : Raul Rincon

La construction d’une école élémentaire temporaire au coût de 15 millions de dollars est également en cours pour remplacer le bâtiment qui a été condamné à l’automne.

Entre-temps, ces élèves partagent les salles de classe de l’école secondaire.

Avec les informations de CBC

Politique fédérale

Politique