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Victoria applaudit la levée d'une restriction pour le commerce d'alcool interprovincial

Bouteilles de vin au repos dans une cave à vin.

Le gouvernement fédéral souhaite lever tout obstacle au commerce du vin entre les provinces.

Photo : Bernard Martel

La Colombie-Britannique applaudit une initiative du gouvernement fédéral qui vise à faciliter le commerce interprovincial des boissons alcoolisées.

Dans son projet de loi, Ottawa souhaite lever l’exigence que l’alcool transporté d’une province à l’autre soit acheminé par l’entremise d’une régie provinciale des alcools. Il reste toutefois à voir si les provinces lui emboîteront le pas.

La Colombie-Britannique reconnaît en effet que beaucoup de travail reste à faire pour faciliter l’exportation de son vin, de sa bière et de ses spiritueux vers les provinces de l’est. « C’est potentiellement une très bonne nouvelle pour les Britanno-Colombiens, qu’ils soient consommateurs ou producteurs », croit le procureur général, David Eby.

C’est un dossier que nous soutenons depuis longtemps, et c’est enthousiasmant que le fédéral aille de l’avant.

David Eby, procureur général de la Colombie-Britannique

Il admet cependant que le camp est désormais dans la balle des autres provinces : « Nous travaillerons avec elles pour que ce dossier aboutisse à quelque chose. »

Les Canadiens «  exaspérés  »

Le ministre fédéral des Affaires intergouvernementales et du Commerce intérieur, Dominique Leblanc, affirme dans un communiqué que son gouvernement souhaite modifier la Loi sur l’importation des boissons enivrantes parce que les Canadiens sont « exaspérés par les restrictions imposées au transport [de l’alcool] ».

« Cette mesure législative éliminera le seul obstacle fédéral qui demeure au commerce de l’alcool, et il incombera aux gouvernements provinciaux et territoriaux de modifier leurs propres règlements, ce qui ouvrira la voie à la vente directe d’alcool aux consommateurs de partout au Canada », déclare-t-il.

En théorie, ce projet de loi ouvre la porte à ce qu’un Albertain ou un Québécois, par exemple, achète en ligne un vin de la vallée de l’Okanagan, sans avoir à se rendre en personne dans le vignoble.

Mais les barrières provinciales existent toujours, rappelle Miles Prodan, du BC Wine Institute. En plus de la Colombie-Britannique, il explique que seuls le Manitoba et la Nouvelle-Écosse permettent à leurs résidents de commander du vin provenant directement d’un vignoble d'une autre province et de se le faire livrer chez soi, suivant une modification à la loi fédérale adoptée en 2012.

« Le reste des provinces ne rendent pas légal le fait pour leurs citoyens de se faire livrer du vin à domicile », affirme-t-il.

L’économie de la Colombie-Britannique bénéficierait certainement d’une levée des restrictions sur le commerce interprovincial de l’alcool.

Selon Victoria, les 929 vignobles de la province entraînent des retombées économiques annuelles de 2,8 milliards de dollars.

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Colombie-Britannique et Yukon

Bière et vin