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Le Brexit est reporté au 31 octobre

Le drapeau de l'Union européenne et le drapeau britannique brandis devant la tour Big Ben.

La perspective d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord préalable a provoqué de l'inquiétude dans les milieux politique et économique.

Photo : Reuters / Tom Jacobs

Radio-Canada

La première ministre britannique accepte la proposition des dirigeants européens réunis à Bruxelles de reporter la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne au 31 octobre prochain. Sur Twitter, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a précisé que le Brexit pourrait survenir avant cette date si les parties qui s'opposent au Royaume-Uni s'entendaient sur un accord de sortie.

« Cela signifie six mois de plus pour que le Royaume-Uni trouve la meilleure solution possible », a-t-il écrit.

L'Union européenne (UE) répond ainsi à une demande de Theresa May, qui souhaitait un report afin de permettre des discussions entre son gouvernement conservateur et l’opposition travailliste, et éviter ainsi une sortie de l'UE sans accord.

« Nous avons besoin de ce temps supplémentaire pour travailler et nous assurer que nous pouvons passer l'accord [de retrait] au Parlement, ce qui nous permettra de sortir de façon calme et ordonnée. C'est dans l'intérêt de tous », a-t-elle expliqué.

Theresa May, qui demandait un report de la date du Brexit au moins jusqu'au 30 juin, estime toutefois que le Royaume-Uni peut encore quitter l'Union européenne le 22 mai.

« Si nous arrivons à trouver un accord maintenant [...] nous pouvons encore sortir le 22 mai », a déclaré Mme May lors d'une conférence de presse à Bruxelles dans la nuit de mercredi à jeudi.

Mme May faisait référence aux députés britanniques qui ont rejeté l'accord conclu avec Bruxelles ainsi que toutes les alternatives qui leur ont été proposées.

Initialement, le Brexit devait survenir le 29 mars, mais en raison du chaos politique actuel au Royaume-Uni, il avait déjà été repoussé au 12 avril.

Les Européens avaient d'abord dit ne vouloir permettre un nouveau délai que si Theresa May présentait un plan crédible et susceptible de recueillir une majorité à la Chambre des communes, où l'accord de Brexit négocié avec Bruxelles a déjà été rejeté trois fois.

Un report après le 22 mai obligera le gouvernement britannique à organiser des élections pour le Parlement européen.

Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a estimé que l’accord sur le report du Brexit au 31 octobre était « le meilleur compromis possible », qui a « permis de préserver l'unité des 27 ».

M. Macron a indiqué qu’il y avait des divergences entre les 27 pays de l’Union européenne avant d’aboutir à un accord.

Selon lui, il n’aurait pas été « logique » de « donner une extension longue » aux Britanniques. Il s'agit de « respecter le vote britannique » en faveur d'une sortie de l'Union européenne, et « de ne pas entraver le bon fonctionnement de l'UE », a-t-il expliqué.

Le Royaume-Uni déchiré

Des pourparlers entre le gouvernement britannique et l'opposition ont débuté en milieu de semaine dernière, à l'initiative de Theresa May.

Un porte-parole du Parti travailliste a toutefois déclaré mercredi qu'« il y a toujours la possibilité de conclure un accord, mais pour le moment, des désaccords profonds persistent sur la nature de notre relation future avec l'Europe ».

Selon le journal The Guardian, si les discussions en cours entre conservateurs et travaillistes viennent à échouer, la première ministre britannique envisage de présenter un projet de loi qui permettrait aux députés de la Chambre des communes de rechercher entre eux un compromis sur un accord de retrait de l'Union européenne.

L'Irlande du Nord en cause

L’une des mesures les plus contestées de l’entente négociée entre Theresa May et l’Union européenne concerne le statut de l’Irlande du Nord.

Une clause prévoit un « filet de sécurité » qui empêcherait le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, et créerait un « territoire douanier unique » au sein duquel il n'y aurait aucun quota ni droit de douane jusqu’à la fin de la période de transition, et après si aucune autre solution valable n'est trouvée.

En vertu de l’accord, cette période de transition, pendant laquelle les Britanniques continueraient d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier, devrait se prolonger jusqu'au 31 décembre 2020.

Avec les informations de Reuters, BBC, et Agence France-Presse

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