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Opposition autochtone à l’abrogation de la Loi sur le Grand Nord

Un homme autochtone en train de signer un document.
Le directeur général du Conseil des Premières Nations de Matawa, David Paul Achneepineskum. Photo: CBC/Heather Kitching
Miguel Lachance

Le Conseil des chefs de Matawa, qui représente neuf communautés autochtones du Nord de l'Ontario, rejette la proposition du gouvernement de l'Ontario d'abroger la Loi de 2010 sur le Grand Nord.

Le Conseil des chefs de Matawa s’oppose à toute modification législative unilatérale qui aura une incidence sur les droits ancestraux et issus de traités, indique l'entité autochtone par voie de communiqué.

Selon le conseil, la proposition aura un impact permanent sur les générations futures.

Le gouvernement progressiste-conservateur avait fait part de sa proposition d’abroger la Loi sur le Grand Nord en février, en affirmant vouloir réduire le fardeau administratif qui limite le développement économique.

Le ministre des Richesses naturelles et des Forêts de l'Ontario, John Yakabuski.Le ministre des Richesses naturelles et des Forêts, John Yakabuski, annonce le gel des prix des permis de chasse. Photo : Gouvernement de l'Ontario

Un autre groupe autochtone, la Nation Nishawbe Aski (NAN), avait alors bien accueilli l’annonce, à condition que le processus d’abrogation commence par une discussion sur l’utilisation des territoires traditionnels des Autochtones.

Selon NAN, l’abrogation de la Loi sur le Grand Nord ne doit pas signifier un développement sans contrôle, mais plutôt un développement équilibré et respectueux des traités.

Le Conseil des chefs de Matawa avance que la proposition placera le territoire du Traité no 9 de la baie James sous le contrôle de la Loi de 1990 sur les terres publiques.

Or, cette loi ne reconnaît pas les droits ancestraux et issus de traités inhérents des Premières Nations de l’Ontario.

La Loi de 1990 n’a jamais été conçue pour s’appliquer de façon juste aux Premières Nations, affirme le conseil.

Si la Loi sur le Grand Nord doit être remplacée par une autre loi, les Premières Nations membres de Matawa doivent participer à l’élaboration conjointe d’un meilleur cadre décisionnel fondé sur nos droits ancestraux.

Conseil des chefs de Matawa

Sol Mamakwa, le député provincial de Kiiwetinoong et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Relations avec les Autochtones et Réconciliation, a demandé mercredi au gouvernement de mener des consultations dans les communautés autochtones éloignées au sujet de la Loi sur le Grand Nord.

Un homme autochtone debout entouré de députés assis.Sol Mamakwa, le député provincial de Kiiwetinoong Photo : CBC

Si les audiences sont tenues à la hâte et que les collectivités sont obligées de se déplacer pour témoigner, cela signifie que de nombreuses voix de la communauté ne seront pas entendues.

Sol Mamakwa, porte-parole de l’opposition officielle en matière de Relations avec les Autochtones et Réconciliation

La période pendant laquelle les communautés, les entreprises et les autres intervenants peuvent faire part de leur opinion sur la proposition du gouvernement se termine cette semaine.

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Politique provinciale