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Résoudre la crise du logement : chaque parti a son idée à l’Î.-P.-É.

Montage photo des 4 chefs de parti à l'Île-du-Prince-Édouard.

Wade MacLauchlan (Parti libéral), Peter Bevan-Baker (Parti vert), Dennis King (Parti progressiste-conservateur) et Joe Byrne (Nouveau Parti démocratique)

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

La crise du logement s'est aggravée ces deux dernières années à l'Île-du-Prince-Édouard, faisant de la question un enjeu pour les candidats à l'élection provinciale du 23 avril.

Le taux d'inoccupation dans la capitale, Charlottetown, est passé à 0,2 %, un record au pays, et le reste de la province n'est pas épargné.

Graphique comparant le taux d'inoccupation à l'Île-du-Prince-Édouard en 2016 et 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Taux d'inoccupation des logements.

Photo : Radio-Canada

Les chiffres sont probants. Le taux d'inoccupation a significativement baissé depuis 2016, et le prix des loyers a rapidement augmenté.

Graphique comparant le coût moyen des logements en 2016 et 2018 à l'Île-du-Prince-Édouard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le coût des loyers augmente à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

Le premier ministre sortant, Wade MacLauchlan, promet d’y remédier. En deux ans, on va ajouter 1400 logements abordables, promet le chef libéral. C’est une réponse qui est historique.

Joe Byrne, le chef du NPD provincial, croit qu’en modifiant sans tarder les règles de zonage, on pourrait renverser la tendance immédiatement.

Peter Bevan-Baker, le chef du Parti vert, croit qu’il est impératif d’augmenter l’offre de logements abordables. Pour ce faire, sa formation s’engage à investir 5,5 millions de dollars par an au cours des deux prochaines années.

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Dennis King, croit aussi que des investissements sont nécessaires, mais aimerait que le gouvernement accélère le rythme pour répondre à ce défi.

Graphique illustrant la disponibilité des logements à une ou deux chambres dans la province.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Disponibilité des logements dans toute l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

Le prochain gouvernement devra aussi se pencher sur la question des locations à court terme et d'Airbnb, qui contribuent au manque de logements disponibles et à l'augmentation indirecte des loyers.

C'est quelque chose qu’on étudie et ce n’est pas évident quelle piste [est] à suivre, dit Wade MacLauchlan.

Peter Bevan-Baker ne souhaite pas voir disparaître l’activité économique générée par ces locations. Mais le chef du Parti vert croit qu’une loi est nécessaire pour limiter le nombre d’immeubles qu’une personne peut réserver à Airbnb.

Dennis King abonde dans le même sens. Un certain nombre de ces appartements doit être pour le logement, et non pour Airbnb ou des locations à court terme, dit-il.

Pour le néo-démocrate Joe Byrne, il est important que les propriétaires de logements utilisés à des fins commerciales soient taxés comme des propriétaires d’espaces commerciaux.

Peu importe son approche, le prochain gouvernement risque fort d’être attendu au tournant, car la grogne des électeurs au sujet de l’augmentation des loyers, du manque de logement et de la prévalence d’Airbnb ne cesse de grandir.

D’après un reportage de Julien Lecacheur

Île-du-Prince-Édouard

Élections provinciales