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De meilleures conditions de travail pour contrer la pénurie de main-d’œuvre dans le Nord ontarien

Offres d'emploi sur un babillard

Les entreprises les plus touchées par la pénuries de main-d’œuvre sont 65 % plus susceptibles de connaître de faibles ventes, affirme la Banque de développement du Canada.

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Didier Pilon

La majorité des entreprises du Nord de l'Ontario souffre d'une pénurie de main-d'œuvre, selon une analyse de la Banque de développement du Canada. Un des vice-présidents de l'organisme est de passage dans le Nord ontarien pour aider les entrepreneurs à contrer cette tendance.

Au Canada, près de quatre petites et moyennes entreprises (PME) sur dix ont de la difficulté à trouver les travailleurs dont elles ont besoin.

L’étude démontre qu’il y a un lien direct entre la rareté de la main-d’œuvre et le ralentissement de la croissance d’une entreprise, explique le vice-président des finances de l’organisme, Pierre Dubreuil qui a entrepris sa tournée à Timmins mercredi.

Pierre Dubreuil

Pierre Dubreuil, vice-président exécutif de la Banque de développement du Canada

Photo : Banque de développement du Canada

Toutefois, cette étude qui a sondé plus de 1200 entrepreneurs dévoile que la situation est bien plus difficile dans le Nord ontarien.

À Timmins, 77 % des employeurs ont des enjeux de postes non comblés, ajoute-t-il.

M. Dubreuil poursuivra sa tournée à North Bay le 11 avril, pour rencontrer les propriétaires d’entreprises de cette région du Nord-Est de la province.

De meilleures conditions de travail

Le vieillissement des populations et la proportion plus élevée de travailleurs saisonniers contribuent à la pénurie nord-ontarienne, indique le rapport.

Mais ce sont les conditions d’emploi qui expliquent pourquoi les entreprises de moyenne taille sont particulièrement à risque.

Plus l’entreprise est grande, moins ils ont de difficulté à recruter, explique M. Dubreil. Ils ont de meilleurs programmes d’emplois, les avantages sociaux marginaux sont plus élevés, il y a des régimes de retraite, etc.

Quatre stratégies pour recruter et retenir des employés :

  • Développer des programmes d’emploi plus attirant
  • S’inspirer des meilleures pratiques d’embauche
  • Embaucher des personnes issues de groupes sous-représentés, tels que les nouveaux arrivants
  • Investir dans les technologies pour automatiser la production

Source: étude de la Banque de développement du Canada intitulée : Pénurie de main-d’œuvre: un problème tenace

Les métropoles comme Toronto semblent toutefois plus à l’abri de ces préoccupations.

Dans les grands centres, oui le coût de la vie est plus élevé, mais il y a aussi beaucoup de choses pour retenir [les employés] : de bonnes écoles, des universités à proximité, des situations familiales, etc. Il faut travailler fort pour amener les gens en régions, précise-t-il.

Si j’avais à donner mon opinion personnelle, au-delà des conclusions de l’étude, je dirais qu’il y a aussi la question des services, ajoute le vice-président. Bien des gens veulent s’établir dans une communauté où ils ont accès à des services médicaux, des loisirs, de la culture, du transport.

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