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« Ce n'est pas nous qui pouvons mettre en place une université », affirme Mélanie Joly

Mélanie Joly, debout, répond à une question.

La ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

C'est à la province de s'occuper de la mise en place de l'Université de l'Ontario français, pas au gouvernement fédéral, réitère Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, qui dit toujours attendre une demande de l'Ontario pour aller de l'avant avec le financement fédéral.

En entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils d'ICI Radio-Canada Toronto, la ministre fédérale a renvoyé la balle au gouvernement ontarien et à la ministre aux Affaires francophones, Caroline Mulroney, à la veille du dépôt du budget en Ontario.

Normalement dans les cas d'éducation, il va de soi que ça vient de la province. Et nous, c'est lorsque la vitalité des communautés linguistiques est en jeu qu'on peut intervenir. C'est pour ça qu'on fait tout ce qu'on peut pour aider, mais ce n'est pas nous qui pouvons mettre en place une université, c'est vraiment la province, a déclaré Mélanie Joly.

S'il advenait qu'il n'y ait pas de financement prévu ou de demande de financement au fédéral pour l'Université de l'Ontario français dans le budget du gouvernement Ford le 11 avril, la ministre Joly dit qu'elle continuera à interpeller et travailler avec les organismes. Selon elle, c'est un enjeu de droits linguistiques.

C'est important qu'en Ontario, il y ait une université francophone.

Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie

En 2018, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario souhaitait que le gouvernement fédéral finance les quatre premières années de cette nouvelle université, c'est-à-dire qu'il fournisse 40 millions de dollars. Cet investissement représenterait 50 % des coûts de démarrage, soit ceux des huit premières années de l'université.

Le gouvernement fédéral a depuis accordé 1,9 million de dollars à l’équipe de mise en œuvre de l’université.

Mieux financer les francophones

Mais la réponse du gouvernement progressiste-conservateur se tourne plutôt vers le financement général des francophones, notamment en Ontario.

Le ministère ontarien des Affaires francophones affirme qu’Ottawa doit encore combler l’écart entre le montant versé à l’Ontario pour les services en français (soit 2,78 $ par francophone) et celui accordé aux autres provinces (7,31 $ au Nouveau-Brunswick et 35,71 $ au Manitoba, par exemple).

Notre gouvernement demeure engagé à procéder à l’établissement d’une université, par et pour les francophones, lorsque l’Ontario sera dans une position lui permettant de le faire avec le financement viable nécessaire, expliquait récemment le porte-parole du ministère, Jesse Robichaud.

Aux yeux de la ministre Joly, tout cela est un faux-débat et l'argent est au rendez-vous.

C'est un faux-débat que Mme Mulroney lance pour démontrer essentiellement que le gouvernement conservateur n'a pas de volonté de soutenir les Franco-Ontariens. Je peux vous assurer que dans le budget dernier il y a plus d'argent pour les commissions scolaires francophones pour soutenir le secteur de l'éducation, affirme Mme Joly.

L'argent dont elle fait référence est en fait inclus dans des fonds supplémentaires qui ont été réservés dans le dernier budget pour accroître son soutien en faveur de l’éducation dans la langue de la minorité.

Mais aucun détail quant au montant indexé n'est mentionné, sauf la condition pour accéder à ces fonds : une adhésion de la part des provinces à diverses ententes avec le fédéral.

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