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Le vapotage en classe surveillé de près dans les écoles de Trois-Rivières

Quatre cigarettes électroniques de grosseurs variées.
Les écoles confisquent de plus en plus de cigarettes électroniques. Photo: Associated Press / Malcolm Denemark
Radio-Canada

Des directions d'écoles de Trois-Rivières ont à l'œil les jeunes qui vapotent sur les terrains et entre les murs de leur établissement.

Les adolescents ont troqué la cigarette pour de petites vapoteuses facilement dissimulables, si bien que des élèves ont été pris en leur possession en classe.

La direction du Séminaire Saint-Joseph, à Trois-Rivières, a d'ailleurs envoyé un message préventif aux parents des élèves qui le fréquentent après que deux cas eurent été signalés.

C’est à ce moment-là qu’on a décidé d’une part de parler à nos jeunes, mais aussi de faire des recherches [sur le phénomène] qui s’en venait, a expliqué la directrice du Séminaire Saint-Joseph, Martine Roy.

À l'École secondaire Chavigny, aussi à Trois-Rivières, les jeunes ont à leur tour confirmé la popularité de ce nouveau gadget. Un des élèves de l’établissement a même rapporté avoir reçu une contravention de plus de 300 $ de la police du tabac de l'école.

Une personne tient une cigarette électronique dans ses mains. Les cigarettes électroniques sont de plus en plus faciles à dissimuler. Photo : Associated Press / Julio Cortez

Les cigarettes électroniques de nouvelle génération sont facilement dissimulables. On pourrait les confondre avec un crayon, un marqueur ou une clé USB. Elles sont plus fortes en nicotine, elles font très peu de vapeur et elles sont populaires auprès des jeunes.

La publicité pour les vapoteuses montrée du doigt

La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac note que le gouvernement fédéral autorise la publicité de ces produits.

Des campagnes très accrocheuses expliqueraient la grande popularité des vapoteuses auprès des adolescents, selon Flory Doucas, qui est codirectrice de la Coalition pour un contrôle du tabac.

Le fait que le fédéral ait permis la promotion sur les réseaux sociaux, c’est comme ça que nos jeunes en ont entendu parler, a avancé Flory Doucas. Il y a eu beaucoup de grosses campagnes soutenues par les gros fabricants de l’industrie du vapotage, entre autres les multinationales de tabac. Face à ça, on ne peut s’attendre à ce que nos jeunes comprennent la sévérité des risques.

Dans les écoles secondaires américaines, près du quart des élèves ont essayé le vapotage. Le phénomène est de plus en plus visible dans les écoles secondaires au Canada.

Mauricie et Centre du Québec

Santé publique