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Le dalaï-lama transporté à l'hôpital de New Delhi pour des douleurs thoraciques

Le dalaï-lama
Le dalaï-lama lors d'un passage à Oulan-Bator, en Mongolie Photo: Reuters
Agence France-Presse

Le dalaï-lama a subi un examen médical dans un hôpital de New Delhi en raison de douleurs à la poitrine. Son état de santé est stable, a déclaré un de ses représentants.

Ngodup Tsering, représentant aux États-Unis du moine bouddhiste, a indiqué à l'AFP que le chef spirituel tibétain de 83 ans s'est envolé mardi matin pour New Delhi afin d'effectuer une visite médicale à l'hôpital Max, à la suite d'une « légère toux ».

« Le médecin a dit qu'il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Ce n'est pas si grave », a affirmé M. Tsering, sans indiquer si le dalaï-lama a été hospitalisé en vue d'un traitement.

« Il prend quelques jours de repos », a-t-il dit.

Le commissaire de police de Kangra, Santosh Patial, a expliqué au quotidien Indian Express que le chef spirituel tibétain, qui vit en exil depuis 60 ans à Dharamshala, dans le nord de l'Inde, a pris un vol normal mardi.

« Il n'y a aucune raison de paniquer », a-t-il insisté.

Bien que le dirigeant exilé reste un orateur extrêmement populaire, il a réduit ses engagements internationaux et n'a rencontré aucun leader étranger en trois ans.

Les gouvernements du monde entier ne se pressent cependant pas pour l'inviter, car ils craignent de susciter la colère de la Chine.

En 2011, le dalaï-lama a empêché toute tentative de Pékin de désigner son successeur, allant jusqu'à annoncer que sa lignée, perpétuée depuis le XIVe siècle, pourrait s'éteindre à sa mort.

À Washington, où le leader spirituel tibétain jouit d'un large soutien au sein de l'ensemble de la classe politique, un sénateur a soulevé la question de sa succession lors d'une audition mardi.

Le sénateur républicain Cory Gardner, qui dirige la sous-commission sénatoriale des relations étrangères avec l'Asie, a déclaré que les États-Unis devaient suivre la question de sa succession.

« Laissez-moi être très clair, le Congrès américain ne reconnaîtra jamais un dalaï-lama qui serait choisi par les Chinois », a-t-il affirmé.

Même l'Inde, qui lui a offert l'asile en 1959 lorsqu'il s'est enfui en traversant à pied l'Himalaya déguisé en soldat, lui a tourné le dos.

Le gouvernement semble avoir mis en garde les autorités contre sa participation à des événements, selon des sources diplomatiques sensibles.

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