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En route vers le couronnement de Kevin Vickers

Kevin Vickers en point de presse.
Kevin Vickers était tout sourire lors de l'annonce de sa candidature. Photo: Radio-Canada / Catherine Allard
Jean-Philippe Hughes

Après le retrait du nom de René Ephestion de la courte liste des candidats à la chefferie du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, l'ancien sergent d'armes Kevin Vickers fonce tout droit vers un couronnement à la tête du parti. Il ne reste plus qu'à savoir quand et comment ce couronnement se concrétisera.

L’annonce de René Ephestion sur Facebook a surpris plus d’un ténor libéral lundi. Après une campagne en dents de scie, il a préféré se retirer en souhaitant « bonne chance » à son rival, Kevin Vickers.

Kevin est au courant du retrait de René de la course et le remercie pour les bons souhaits exprimés en ligne, a affirmé le porte-parole de la campagne de Kevin Vickers, Drew Cameron, dans un courriel.

Le choix de Kevin Vickers comme chef lors du congrès de direction du Parti libéral, prévu pour le 22 juin à Saint-Jean, ne semble plus être qu'une formalité.

Je ne sais pas comment l’association libérale du Nouveau-Brunswick va confirmer son leadership, affirme le chef par intérim, Denis Landry.

Sera-t-il proclamé chef ou les membres de l’Association libérale du Nouveau-Brunswick auront-ils l'occasion de se prononcer sur sa candidature ? La suite des choses demeure en suspens.

Moi je reste chef de l’opposition officielle, lui il devient chef du parti, signale M. Landry, sans connaître le moment de la passation du flambeau. En décembre, le chef intérimaire promettait une course à la chefferie ponctuée de débats d’idées afin de présenter une nouvelle mouture libérale aux prochaines élections.

Denis Landry à la sortie de l'Assemblée législative le 22 mars 2019.Denis Landry, le chef par intérim du Parti libéral du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Je ne sais pas ce qui est arrivé en cours de route, affirme M. Landry. Lorsque M. Vickers a finalement dit qu’il se présentait, on aurait dit que ça avait ralenti les ardeurs pour certains.

Le député libéral d’Edmundston-Madawaska-Centre, Jean-Claude D’Amours, assure que le comité d’organisation se rencontrera « d’ici quelques jours » pour établir le processus de nomination.

Il y a bien des éléments qu’on n’est pas en mesure de pouvoir discuter publiquement, déclare M. D’Amours. Le député évoque des « éléments confidentiels » l’empêchant d’en divulguer davantage sur la suite des événements.

Victoire trop facile?

Le peu de compétition dans la course à la direction en a surpris certains, convient le politologue à l’Université du Nouveau-Brunswick J.P. Lewis. Aucun ancien ministre ou membre en vue du parti n'a voulu se mouiller, un fait qui le surprend.

Ce n’est pas comme si le prochain chef du Parti libéral n'a aucune chance de devenir premier ministre dans un avenir proche.

Le politologue pense que le couronnement sans opposition du prochain chef libéral le privera d’un exercice essentiel pour le préparer à affronter Blaine Higgs lors des prochaines élections.

Kevin Vickers aurait pu obtenir plusieurs heures dans les médias, des débats à la chefferie, la possibilité de rencontrer des sympathisants, des choses comme ça, croit M. Lewis.

Le retrait de René Ephestion

René Ephestion n’a pas voulu s'étendre davantage sur les raisons de son abandon depuis l'annonce de sa décision, lundi. Son directeur de campagne, Nathan Davis, soutient que René Ephestion s’est fait « suggérer » de battre en retraite, sans donner plus de détails.

La campagne de René Ephestion a commencé à battre de l’aile lorsqu’on a appris qu'il n'avait pas encore obtenu sa citoyenneté canadienne. Nathan Davis soutient que M. Ephestion a obtenu « une note parfaite » le 4 avril à son examen de citoyenneté et deviendra citoyen canadien lors d’une cérémonie officielle le 17 avril.

Je souhaite à M. Vickers toute la chance pour la chefferie, ce sera un poste très difficile à remplir à ce moment-ci, souligne M. Davis, alors que le contexte minoritaire pourrait entraîner une campagne électorale à tout moment.

Avec des informations de Jacques Poitras de CBC News

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale