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Port-Cartier devant le Tribunal administratif contre ArcelorMittal

Un atelier d'ArcelorMittal à Port-Cartier.
Un atelier d'ArcelorMittal à Port-Cartier. Photo: Radio-Canada
Jean-Louis Bordeleau

« Je pense qu'ils n'agissent pas en bon citoyen corporatif », assène, au sujet des responsables d'ArcelorMittal, le maire de Port-Cartier. Incapables de s'entendre sur le montant des taxes municipales à payer, l'aciériste et la Municipalité se retrouvent maintenant devant le Tribunal administratif du Québec.

Ils ont le droit de contester comme tout citoyen s'ils trouvent qu'ils ont été évalués de manière abusive, accepte le maire Alain Thibault. Par contre, moralement, pour une ville qui les accueille, je pense que la Ville de Port-Cartier a très bien fait pour Arcelor Mittal et Québec Quartier dans le temps.

La Municipalité a évalué à 168 millions de dollars les installations de la minière sur son territoire. De son côté, la compagnie soutient que ses infrastructures sont surévaluées, d'où la contestation.

L'usine de bouletage d'ArcelorMittal à Port-CartierL'usine de bouletage d'ArcelorMittal à Port-Cartier Photo : ArcelorMittal

Alain Thibault prétend que si la Ville devait perdre sa cause, elle devrait rembourser la somme de 4,5 millions de dollars à la minière pour la période 2016 à 2018.

La Municipalité aurait également un manque à gagner de 1,4 million de dollars par année jusqu'en 2022. En prévision d'une telle période de restriction financière, la Ville a décidé d'annuler la Féria de Port-Cartier, un évènement festif qui met la famille à l'honneur.

Lieu industriel avec vapeurVisite de l'usine de bouletage d'ArcelorMittal à Port-Cartier Photo : Radio-Canada

De son côté, ArcelorMittal conteste les chiffres présentés par le maire de Port-Cartier.

Un porte-parole prétend qu'au cours du processus de médiation, ArcelorMittal avait proposé à la Ville de rembourser 2,5 millions de dollars pour l'évaluation de 2016-2018.

C'est la première sortie médiatique d'ArcelorMittal fait sur ce sujet-là. Nous n'avions pas l'intention de faire des sorties médiatiques, commente Nicolas Dalmau, le directeur général aux affaires publiques d'ArcelorMittal. Nous avions confiance dans le processus qui est entamé avec le Tribunal administratif du Québec. Alors, je suis extrêmement surpris de cette sortie qui est basée sur des éléments qui sont faux.

Pour sa part, le maire de Port-Cartier prétend que sa porte est toujours ouverte à la négociation.

Avec les informations d'Alix-Anne Turcotti

Côte-Nord

Politique municipale