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Pas de Centre mère-enfant avant 2025 : réactions à Québec

Projection aérienne du centre mère-enfant une fois les travaux complétés.

Aperçu du centre mère-enfant au termes des travaux, qui devraient être complétés en 2020.

Photo : Maquette fournie / CIUSSS de l'Estrie-CHUS

Radio-Canada

Mardi, Radio-Canada Estrie apprenait que le Centre mère-enfant ne serait pas complété avant 2025. Le dossier a rebondi mercredi à l'Assemblée nationale.

En janvier dernier, la Société québécoise des infrastructures (SQI) avait annoncé n'avoir reçu qu'une seule soumission conforme à son appel d'offres.

Cette soumission dépassait de plusieurs dizaines de millions de dollars le prix envisagé. L'appel d'offres avait donc été annulé.

En mars, lors de l'annonce de son départ, la directrice générale du CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Patricia Gauthier, avait annoncé qu'un nouvel appel d'offres serait lancé et que, pour diminuer les coûts, le mode de réalisation du projet serait modifié.

Il y a un peu plus de 24 heures, trois appels d'offres pour les services professionnels en architecture et en ingénierie ont été publiés. Dans les documents, l'échéancier final des travaux est repoussé en 2025 plutôt que 2021 tel qu'annoncé.

Ce retard dans la concrétisation du projet représente un non-sens pour la députée de Sherbrooke, Christine Labrie.

Quand on a annoncé qu'on retournait en appel d'offres pour s'assurer de payer le juste prix, je m'attendais à des délais de quelques mois. Je trouvais ça raisonnable. Ce que je vois là-dedans, on dirait que les gens ne comprennent pas la nécessité de réaliser ce projet-là à court terme.

C'était un besoin déjà il y a une dizaine d'années. C'est très pressant. C'est en train de devenir comme une blague.

Christine Labrie, députée de Sherbrooke

À sa sortie de l'Assemblée nationale, mercredi, la ministre de la Santé, Danielle McCann a défendu la décision de son gouvernement qui souhaite réaliser le projet dans les meilleurs délais, tout en respectant la capacité de payer des Québécois.

On sait qu'il y a un besoin important du côté de la communauté. On va s'en occuper, mais on ne pouvait pas laisser aller ça, c'est l'argent des contribuables. Ça peut pénaliser d'autres projets et vous savez qu'on en a beaucoup au Québec. Il faut vraiment bien utiliser l'argent, a-t-elle dit.

La députée de Saint-François, Geneviève Hébert, assure qu'elle suivra l'évolution du projet.

La première phase est déjà faite. On ne recule pas, on avance. Je vais m'assurer que ça se fasse rapidement, dans les meilleurs délais. C'est vraiment ma priorité, c'est dans ma circonscription. J'ai le CHUS à coeur, alors c'est important pour moi, mais on a une responsabilité de respecter les coûts.

Geneviève Hébert, députée de la CAQ dans Saint-François

La première phase des travaux, qui compte notamment la construction des stationnements temporaires, la construction d'un garage temporaire pour les ambulances et le réaménagement de l'urgence, a été réalisée en 2018.

En attendant la réalisation de la deuxième phase, les usagers se retrouvent parfois devant des situations plus difficiles.

J'ai déjà vu des gens en chaise roulante qui se conduisent tout seul et c'est loin. Les stationnements pour les mères avec les bébés, ils les ont fait aussi proches que possible, mais c'est quand même toute une démarche. Parfois, il faut laisser les gens seuls qui ne devraient pas. On espère que quand ça va commencer, ça va aller dans un délais comme on avait prévu, précise Josée Martineau Rourke, présidente du comité des usagers du CHUS.

Une fois la phase deux complétée, des travaux évalués à un peu plus de 149 millions de dollars, le centre mère-enfant regroupera les soins intensifs pédiatriques, la pédopsychiatrie, la maternité et la néonatalogie.

Le Centre mère-enfant :

  • Agrandissement d'environ 26 400 mètres carrés;
  • 6 places pour les adolescents à l'hôpital de jour en pédopsychiatrie;
  • 10 civières à l'urgence pédiatrique;
  • 12 lits de pédiatrie pour la clientèle hospitalisée;
  • 18 chambres de maternité;
  • 6 lits aux soins intensifs en néonatalogie;
  • 1 salle de plus pour les césariennes;
  • 4 salles d'examen, 14 civières à l'urgence.

Source : Société québécoise des infrastructures

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