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Combien ont dépensé vos élus en 2018?

Un montage photo présente les maires des cinq principales villes de l'Abitibi-Témiscamingue.
Pierre Corbeil, maire de Val-d'Or, Sébastien D'Astous, maire d'Amos, Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda, Michel Roy, maire de Ville-Marie, et Yves Dubé, maire de La Sarre Photo: Radio-Canada / Archives
Jean-Marc Belzile

Les comptes de dépenses des maires et mairesses de la région varient passablement selon les municipalités. Alors que le maire de Ville-Marie n'a réclamé aucune dépense en 2018, le maire d'Amos, lui, a dépassé les 12 000 $.

À l'aide de demandes d'accès à l'information, Radio-Canada a obtenu les dépenses de chacun des maires et mairesse des cinq principales villes de la région en 2018.

Le premier constat lorsqu'on analyse les dépenses remboursées à nos élus, c'est que la majorité sont des vols d'avion ou des frais d'hôtels.

La mairesse de Rouyn-Noranda Diane Dallaire a notamment dépensé 2700 $ en avions et 3763 $ en hôtels en 2018.

En tout, Diane Dallaire a reçu 8508,79 $ en 2018 de la municipalité pour ses dépenses. À cela, il faut ajouter son allocation de dépenses de 16 767 $ pour un total de 25 275 $ .

Sébastien D'Astous en tête

Le maire d'Amos, Sébastien d'Astous, est celui qui a le compte de dépenses le plus élevé parmi les élus de la région, avec un total de 12 000 $ en plus d'une allocation de 16 767 $ pour atteindre 28 767 $.

Dans son cas, en plus des avions et des hôtels, il s'est fait rembourser davantage de frais liés à des soupers-bénéfice, des tournois de golf, des formations et des activités sportives, par exemple.

On a des organismes qui, chaque année, viennent nous voir pour avoir des subventions et souvent ce qu'on va faire, on va participer à leurs activités pour que la Ville ait une présence, alors ça fait partie de la disponibilité des élus, de démonter notre participation active et c'est important que la Ville soit présente. Ces activités sont déjà budgétées et je vous dirais que dans les dernières années, on a coupé beaucoup de tournois de golf, on a diminué le nombre de personnes que la Ville envoyait pour diminuer les dépenses.

Sébastien D'Astous sourit à la caméra en tenant le document Prévisions budgétaires pour l'année 2019.Le maire Sébastien D'Astous a présenté le budget 2019 d'Amos. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Dans ces dépenses, on constate aussi l'achat de 226 $ de boissons au Gala des Élites de la Chambre de commerce du Centre-Abitibi.

La Ville d'Amos avait en frais de représentation 2 tables, donc on était 16 et j'ai pris la facture de l'apéritif pour les 16 personnes et dans le règlement de l'article 4, ça dit que je suis la seule personne qui peut accepter des frais de représentation comme ça, puis à mon avis, c'est très correct, sans exagération et je n'ai aucune gêne avec ça.

Val-d'Or, La Sarre et Ville-Marie

À Val-d'Or, le maire Pierre Corbeil a quant à lui été remboursé pour 7478 $ de dépenses, majoritairement des frais de vols ou d'hôtels. Il reçoit aussi une allocation de 8721 $, pour un total de 16 199 $.

Le maire de La Sarre, Yves Dubé, a un compte de dépenses similaire, avec 5121 $ remboursés et 11 712 $ d'allocations pour un total de 16 833 $.

Le maire de Ville-Marie, Michel Roy, est le seul à ne réclamer aucune dépense à sa municipalité. Il affirme utiliser uniquement son allocation de 11 827 $.

On va peut-être en avoir plus plus tard, mais présentement, on est un nouveau conseil, on avait beaucoup de travail terrain à faire, donc aller à Québec ou à Montréal on trouvait qu'on n'avait pas le temps pour ça puis on voulait mettre nos efforts ailleurs, explique Michel Roy.

Michel Roy pose devant des affiches représentant Ville-Marie, un document à la main.Le maire Michel Roy a présenté le budget 2019 de Ville-Marie. Photo : gracieuseté

Michel Roy assure que la directive est la même pour tous les élus à Ville-Marie.

Moi je n'en ai pas réclamé parce qu'on demande à nos citoyens depuis quelques années de se serrer la ceinture, c'est une consigne au niveau de l'administration de couper les dépenses un peu partout, alors on se serre la ceinture nous aussi. L'allocation de dépenses, on respecte celle qui est déjà octroyée, donc on ne va pas chercher rien de supplémentaire.

Depuis le 1er janvier, l'allocation de dépenses des élus municipaux est maintenant imposable au fédéral. Plusieurs élus l'utilisent d'ailleurs davantage comme étant un salaire et non comme un compte de dépenses.

Abitibi–Témiscamingue

Politique municipale