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Litige avec Bell : Péladeau « bluffe », croit un expert

Pierre Karl Péladeau lors d'une assemblée générale de Québecor, en mai 2017.

Avec la stratégie de Québecor, Pierre Karl Péladeau va s'isoler du mauvais côté dans le litige avec Bell, estime le professeur Pierre C. Bélanger.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans le litige commercial qui oppose Bell et Québecor au sujet de la valeur de TVA Sports, Pierre Karl Péladeau « s'est peinturé dans le coin » en « prenant en otage » les abonnés de Bell, qui perdront le signal de la chaîne à compter de 19 h, mercredi. C'est ce que croit l'expert en communication Pierre C. Bélanger, qui pense que tout cela n'est qu'un « immense bluff ».

Mardi matin, Québecor a confirmé que TVA Sports ne serait plus accessible aux clients de Bell au moment même où commencent les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont la chaîne est le diffuseur exclusif en langue française.

« Le problème de Québecor est que son timing est très mauvais : les Canadiens [de Montréal] n’ont pas fait les séries. Ça ne fera pas si mal que ça demain soir », lance d’abord le coloré professeur en communication de l’Université d’Ottawa, joint au téléphone pendant son séjour en France.

Ensuite, insiste-t-il, la Loi sur la radiodiffusion est claire : « L’article 15 dit que quand un litige se produit, le CRTC oblige les deux parties à continuer business as usual jusqu’à la fin du conflit ».

Quand Bell a demandé au CRTC de se saisir du dossier, lundi, l’organisme a réagi promptement en rappelant ses obligations à Québecor. « Le CRTC a en quelque sorte envoyé une injonction à Québecor afin que l’entreprise respecte la loi », explique le professeur.

Québecor l’a ignorée.

La grande question est maintenant de savoir ce que fera le CRTC si Québecor passe de la parole aux actes à 19 h, mercredi.

«  »

— Une citation de  Pierre C. Bélanger, professeur en communication, Université d'Ottawa

Comme tout bon parent, le CRTC se devra d’imposer des conséquences à l’entreprise récalcitrante, poursuit M. Bélanger, qui dit avoir parlé à des gens du milieu qui ont évoqué la possibilité de l’imposition d’une amende de 100 000 $. « Péladeau s’en fout complètement », s’exclame-t-il.

Comme le CRTC « s’est un peu délesté de son rôle de juge qui décide la valeur des chaînes en termes de redevance », les deux entreprises elles-mêmes ont négocié l’actuelle entente qui les lie dans le cas de TVA Sports.

« La loi t’oblige à respecter les conditions de ton affaire », rappelle M. Bélanger, qui ajoute que le grand perdant, dans tout ça, est Québecor.

« M. Péladeau tient en otage des gens qui ne veulent qu’écouter un match de hockey! Je pense que demain soir à 18 h 30 ou en fin d’après-midi, il va nous envoyer un tweet pour dire qu’il va donner une autre chance à Bell et au CRTC », conclut l’expert.

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