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Bataille judiciaire à prévoir si l’Alberta met fin à la livraison de pétrole en C.-B.

Une vue aérienne montre le terminal de la compagnie Kinder Morgan à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Une vue aérienne montre le terminal de la compagnie pétrolière Kinder Morgan à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Anaïs Elboujdaïni

Le gouvernement de la Colombie-Britannique n'hésiterait pas à demander une injonction contre l'Alberta si le chef du Parti conservateur uni, Jason Kenney, arrivait au pouvoir et mettait en oeuvre son avertissement à l'encontre de sa voisine, soit de réduire les expéditions de pétrole vers la Colombie-Britannique.

« J’espère qu’il va prioriser une approche de dialogue s’il est élu plutôt que d’agir de manière inconstitutionnelle », avertit le procureur général de la Colombie-Britannique, David Eby. Il souligne aussi que le projet de loi albertain devrait encore passer le test des tribunaux quant à sa constitutionnalité.

« Nous irons en cour pour défendre les intérêts des Britanno-Colombiens », affirme-t-il.

David Eby précise également qu’une équipe de juristes est déjà en place pour réagir dans l'hypothèse où Jason Kenney, s’il était élu, mettrait en oeuvre l'avertissement lancé pendant sa campagne électorale.

Lundi, Jason Kenney a profité d’un rassemblement partisan pour annoncer que son gouvernement, s’il est élu le 16 avril, mettrait en oeuvre le projet de loi 12 donnant à l'Alberta le pouvoir de décider de la quantité de carburant pouvant être exportée vers sa voisine.

Pour sa part, le président de l’Association des entrepreneurs et des entreprises indépendants de la Colombie-Britannique, Chris Gardner, accuse le gouvernement néo-démocrate de la Colombie-Britannique d'être à l'origine des tensions qui opposent cette province à l’Alberta.

Il estime que l’opposition de la Colombie-Britannique au projet d’agrandissement du pipeline Trans Mountainest est contraire à l'intérêt des Britanno-Colombiens.

Chris Gardner croit que, si la livraison de pétrole albertain était effectivement interrompue, l’économie locale en souffrirait. Il comprend la position de Jason Kenney et de l’Alberta qui se sentent coincés, à son avis, dans l’affaire Trans Mountain.

« Tout ce que l’Alberta fait, c’est de reconnaître notre droit d’extraire du pétrole de manière responsable », croit-il. « Nos entrepreneurs dans le secteur de l'énergie perdent d'importantes possibilités d'affaires au profit des États-Unis », déplore aussi le président de l’Association des entrepreneurs et des entreprises indépendants de la Colombie-Britannique

Les élections provinciales albertaines ont lieu le 16 avril prochain.

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