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L’opposition se mobilise contre les projets gaziers

Les deux intervenants assis au centre d'une table en long entourés d'autres militants environnementaux.

Adrien Guibert-Barthez et Anne Gilbert-Thévard, de la Coalition Fjord, ont parlé au nom des autres organismes.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Radio-Canada

La Coalition Fjord et un groupe de l'Abitibi-Témiscamingue, Action Boréale, ainsi que de nombreux collectifs de résidents et d'associations étudiantes allient leurs forces contre des projets gaziers, dont celui impliquant la construction d'une conduite de gaz naturel de 750 kilomètres qui traversera les deux régions.

Pour accentuer la pression sur les gouvernements, ils lancent une pétition provinciale, dans l'espoir de recueillir jusqu'à 15 000 signatures.

Dans un point de presse, mardi matin, les représentants de tous les organismes se sont d'ailleurs également prononcés en désaccord avec le projet d’usine de gaz liquéfié à Saguenay et le transport méthanier par la suite.

Les militants demandent aux gouvernements fédéral et provincial de ne financer ni le projet de GNL Québec ni les projets de transport du gaz en amont et en aval des installations.

Tous cela réduirait à néant tous les efforts de lutte contre les gaz à effets de serre de l’ensemble des Québécois depuis 1990.

Adrien Guibert-Bartez, porte-parole de la Coalition Fjord

Les militants en ont aussi profité pour réitérer leur demande de tenir une étude d’impact environnemental conjointe, incluant l’ensemble des projets, au lieu d'étudier ces derniers séparément.

Un projet gagnant, selon GNL

La directrice des communications chez GNL Québec, Stéphanie Fortin, croit plutôt que le projet caressé par l'entreprise s'inscrit dans la transition énergétique.

On l’a souvent dit. Ce n’est vraiment pas un projet qui met en opposition l’environnement et l’économie, au contraire. C’est un projet qui est autant gagnant au point de vue environnemental qu’économique. Parce qu’évidemment, il va y avoir d’importantes retombées économiques, mais aussi parce que notre projet va servir à éliminer 28 millions de tonnes de gaz à effet de serre sur la planète en éliminant du charbon par le gaz naturel liquéfié, dit-elle.

La porte-parole de Gazoduq, responsable de la construction de la conduite de gaz naturel d'un bout à l'autre du Québec, y voit aussi des avantages en matière d'environnement.

Ce que ça veut dire, c’est qu’à chaque trois ou quatre ans, on serait capable d’éliminer l’équivalent de la totalité des GES du Québec. Ce n’est pas rien, souligne Marie-Christine Demers.

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