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La communauté LGBTQ de Vancouver veut soutenir les exilés de Brunei

Sienna Blaze

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Motivés par le soutien de la communauté LGBT de Vancouver, plusieurs habitants homosexuels du Brunei, récemment exilé, partagent leur histoire après que le pays ait choisi d'appliquer la peine de mort pour punir l'homosexualité, la semaine dernière.

Quelques minutes avant de se donner en spectacle pour la soirée-bénéfice d’un bar de la rue Davie, Sienna Blaze affirme que tous les exilés comme lui sont les bienvenus dans la communauté LGBT.

C'est très important de montrer qu'il y a de l'espoir, de l'amour, que nous vous soutenons et que nous sommes là pour vous.

Sienna Blaze

Le Brunei, une petite monarchie de l'Asie du Sud-Est à majorité musulmane, a instauré un code pénal qui suit l'idéologie de la charia, selon le sultan Hassanal Bolkiah, et dénoncé comme « inhumain » par le gouvernement canadien.

Voyant la menace de mort arriver à grands pas depuis 2012, plusieurs Brunéiens ont demandé asile au Canada ces dernières années, notamment à Vancouver où quelques-uns ont accepté, comme Sienna Blaze, de raconter leur histoire.

Fuite imminente

Shahiran Shahrani Est s’est réfugié à Vancouver en octobre 2018 parce qu'il était passible de 10 ans de prison pour avoir critiqué le régime sur les médias sociaux.

J’ai été accusé de rébellion après avoir partagé une publication Facebook qui critiquait une nouvelle régulation sur les produits halal.

Shahiran Shahrani
Shahiran Shahrani porte un gilet gris et affiche un sourire. Il est assis sur une place proche de la rue Davie à Vancouver.

Aujourd’hui Shahiran Shahrani craint d’être condamné à mort pour avoir confessé son homosexualité plusieurs reprisent dans les médias.

Photo : Radio-Canada

Selon la charia il y a 2 raisons pour lapider un homosexuel: il faut soit 4 témoins des relations sexuelles ou encore que vous admettiez être gai.

Shahiran Shahrani

En décrivant son pays tel un paradis naturel sans droit de la personne, Shahiran Shahran se souvient qu’il devait par exemple prétendre se retrouver chez lui pour jouer à deux jeux vidéos avec ses amants et toujours s’assurer de former un groupe de trois une fois dehors pour éloigner les soupçons.

La jeune femme se tient debout sur une rue du centre-ville de Vancouver

Zoella Zayce est une jeune femme transgenre de 19 ans.

Photo : Radio-Canada

Zoella Zayce a aussi a demandé l'asile au Canada l'automne dernier, de peur d'être emprisonnée parce que « bien avant la charia, les transgenres pouvaient faire face à des sanctions », dit-elle.

Vivre à Vancouver représente pour elle une bouffée d'air frais qu’elle n’est pas prête à abandonner.

Je retournerai le jour où la monarchie ne sera plus au pouvoir, lorsque le Brunei cessera d'être conservateur et deviendra laïque.

Zoella Zayce

Portes ouvertes au Canada

L'avocat spécialisé en immigration, Richard Kurland, explique que ce n'est pas un hasard si ces résidents du Brunei ont demandé l'asile au Canada, car les Brunéiens n’ont pas besoin de visa pour entrer au Canada.

Le Canada est l'un des 60 pays qui offrent l'asile pour des motifs de discrimination basée sur l'orientation sexuelle.

Colombie-Britannique et Yukon

Communauté LGBTQ+