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Don d’organes : cri du coeur pour le passage au consentement automatique au N.-B.

Gros plan sur Éloi Gauvin

Éloi Gauvin doit la vie à un donneur d'organes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick examine à son tour la piste du consentement automatique en matière de don d'organes. Un greffé originaire de la Péninsule acadienne implore la province à adopter la même stratégie.

Père de famille, pêcheur et mécanicien, Éloi Gauvin a mené une vie bien remplie. L’homme de Petite-Lamèque doit tout à la greffe de rein qui a changé le cours de son existence.

Ça m'a sauvé la vie, carrément, s’exclame M. Gauvin. Il y en a qui ne savent pas comment un don d'organes c'est important.

Les Gauvin sont quatre frères et soeurs à avoir développé une maladie rare nécessitant une transplantation rénale. Il réclame le consentement automatique au Nouveau-Brunswick.

Ça prend des donneurs pour sauver des vies.

Éloi Gauvin, greffé du rein

L'exemple de la Nouvelle-Écosse

Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick Hugh Flemming a annoncé qu’il examinait aussi la piste du consentement. Tous les Néo-Brunswickois pourraient devenir des donneurs potentiels sans autorisation préalable. Les opposants seraient exemptés de greffe s’ils en font la demande.

Moi je trouve que c’est vraiment une bonne nouvelle, estime le chef de service des soins intensifs au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, Rémi LeBlanc.

Le docteur Rémi LeBlanc devant l'Hôpital Georges-L.-Dumont à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Le docteur Rémi LeBlanc s'inquiète de la situation à l'urgence de l'Hôpital Georges-L.-Dumont, où il assure que des civières ont été retirées à cause de la pénurie d'infirmières.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Le don d’organes se situe sous la moyenne canadienne au Nouveau-Brunswick, à 13 donneurs par tranche d’un million d’habitants. En Nouvelle-Écosse, le taux pourrait passer de 15 à 20 donneurs par tranche d’un million avec l’application du consentement automatique, signale le médecin.

Une augmentation de 25 % pour nous [au Nouveau-Brunswick] serait très significative, révèle Dr LeBlanc, bien que ça concerne un faible nombre de patients.

Malheureusement, il y a seulement 20 % des gens qui vont signer leur carte [...] versus environ 90 % qui sont d’accord avec le don d’organes.

Dr Rémi LeBlanc

Peu de cas sont admissibles aux transplantations outre les personnes en état de mort cérébrale. L’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont mène un projet pilote pour prélever également les organes des personnes atteintes d’accidents cardio-vasculaires.

Un cas ou deux peuvent faire la différence entre quelqu’un qui sauve plusieurs vies, tranche le médecin. L’ouverture du débat au Nouveau-Brunswick permet d’entamer la conversation au sein des familles pour accroître le bassin de donneurs potentiels.

Bien des années après sa greffe, Éloi Gauvin peine toujours à trouver les mots pour remercier son donneur et ses proches. Je ne vais jamais oublier ce monde-là, même si je ne les ai pas connus.

Avec les informations d’Alix Villeneuve

Nouveau-Brunswick

Soins et traitements