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Intelligence artificielle omniprésente en médecine... pas pour demain

Une conférencière sur une scène

«Nous sommes très loin du moment où l’intelligence artificielle aura un impact global dans le domaine de la santé», affirme Anna Goldenberg, chercheure à Hospital for Sick Children de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Thibault-Delorme

Radio-Canada

L'intelligence artificielle n'est pas un phénomène nouveau, mais nous assistons actuellement à un engouement pour cette technologie, notamment en médecine. Mais avant que cette technologie ne puisse être utilisée par les médecins, il y a un pas. Et même un grand bond.

Texte : Gabrielle Thibault-Delorme / Un partenariat de Radio-Canada

« Nous sommes très loin du moment où l’intelligence artificielle aura un impact global dans le domaine de la santé », affirme Anna Goldenberg, chercheure à Hospital for Sick Children de Toronto. « Nous devons compter au moins dix ans avant une plus grande percée. »

Le déploiement massif de ces technologies est compliqué par des questions techniques (Possède-t-on assez de données ? Sont-elles accessibles ? Sécurisées ?) et éthiques (À quel point pouvons-nous utiliser ces données ? Jusqu’à quel point peut-on effectuer des tests sur des gens pour obtenir des données ?).

« Nos algorithmes ne sont efficaces qu’à la hauteur des données que nous avons », résume la scientifique, qui se montre toutefois encourageante par rapport aux avancées que peut permettre l’IA.

Des tests prometteurs

Dans le domaine de la médecine, l’utilisation de l’intelligence artificielle peut permettre d’éviter des chirurgies inutiles, de poser des diagnostics efficaces et de prévoir des troubles de santé graves.

Dans le domaine de la radiologie, notamment, l’IA se montrerait plus efficace qu’un radiologue pour détecter des anomalies sur un cliché. De plus, en croisant des données, comme un bilan sanguin et des tests d’imagerie médicale, les algorithmes peuvent permettre de prédire le risque de contracter un cancer. Dans le cas des cancer de la glande thyroïde, l’IA aurait permis de réduire le nombre de chirurgies de 67% à 20% sur un échantillon-cible.

Avec des données prises en temps réel (battements cardiaques, pression, etc.), l’IA peut permettre de prédire une attaque cardiaque jusqu’à 5 minutes avant qu’elle ne se produise.

Ces résultats, quoique prometteurs, ont toutefois été obtenus auprès de petits groupes de participants. Sans l’accès à des données massives, et sans autorisation d’utiliser des données à cet escient, la portée de cette technologie demeure restreinte.

« Notre travail est loin d’être terminée », conclut Mme Goldenberg.

Les Rendez-vous IA se tiennent dans le cadre de la Semaine numériqc. Pour en savoir davantage, visitez le site. (Nouvelle fenêtre)

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