•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Northern Michif To Go : Une application pour inciter les jeunes à parler michif

Un téléphone tenu dans une main, qui affiche l'inscription Northern Michif To Go en blanc sur fond rouge.

L’application constitue à la fois un dictionnaire anglais-michif de mots et un lexique de phrases classées par thème, elles aussi traduites de l’anglais au michif.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Institut Gabriel Dumont, dont le mandat est de promouvoir la culture métisse, a lancé en 2019 une application pour les téléphones intelligents appelée Northern Michif To Go, pour mettre en valeur le michif, la langue du peuple métis.

L’application constitue à la fois un dictionnaire anglais-michif de mots et un lexique de phrases classées par thème, comme pour se présenter par exemple, elles aussi traduites de l’anglais au michif.

Selon l’Institut Gabriel Dumont, l’application contient plus de 18 000 traductions.

L’utilisateur peut aussi entendre la prononciation des mots et des phrases, de la voix de Vince Ahenakew, le directeur de l’École secondaire Rossignol, à Île-à-la-Crosse, une communauté à près de 400 km au nord de Prince Albert.

L’application est une façon de maintenir le michif en vie, dit Vince Ahenakew.

Il explique avoir appris la langue de sa grand-mère et des aînés de la communauté d’Île-à-la-Crosse. Il déplore cependant que les jeunes générations hésitent à employer le michif, qu’il décrit comme un mélange de cri, de français et d'un peu d'anglais.

Des initiatives pour promouvoir le michif

Le michif est en voie de disparition, d’après l’Institut Gabriel Dumont. Selon ses données, seulement 5 à 10% de la population métisse est capable de parler la langue.

Vince Ahenakew affirme que la communauté d’Île-à-la-Crosse n’entend pas contempler la disparition du michif les bras croisés.

Plusieurs initiatives sont en place pour mettre la langue en valeur, comme un festival annuel de quatre jours en mai qui vise à « célébrer » le michif.

Par ailleurs, Vince Ahenakew indique que les deux écoles d'Île-à-la-Crosse enseignent le michif de la maternelle à la 12e année, et que la division scolaire exige que les élèves possèdent un crédit en michif avant de terminer leurs études. Il existe aussi un cours de langue ouvert à tous en soirée, précise le directeur d’école.

« On espère que cela se propage et que les jeunes commencent à parler et à utiliser le michif davantage », déclare Vince Ahenakew.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Saskatchewan

Autochtones