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La SSJB veut de nouveaux États généraux de la francophonie, 50 ans après les premiers

Le président de la Société Saint-Jean Baptiste, Maxime Laporte
Le président de la Société Saint-Jean Baptiste, Maxime Laporte, estime qu'il est temps pour les francophones de se rassembler et de s'unir. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) a lancé une série de consultations dans la francophonie nord-américaine afin de jauger la possibilité d'organiser de nouveaux États généraux de la francophonie.

Selon le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Maxime Laporte, l’idée de nouveaux États généraux de la francophonie n’est pas nouvelle.

« Ça fait 10 ans qu’on discute de ça, qu’on y réfléchit », affirme-t-il.

Pour ce faire, l’organisation a lancé une grande campagne de consultations auprès d’acteurs importants de la francophonie en Amérique du Nord.

« On a consulté des dizaines de chefs de file de la francophonie d’ici et d’ailleurs. Il y a eu un questionnaire qui a été présenté à chacun dans le cadre de rencontres privées de réflexion », explique Maxime Laporte, tout en précisant que la SSJB souhaite que la liste des groupes consultés reste confidentielle.

« On a convenu de ne pas faire la liste de tous ceux qui ont été consultés, mais la consultation est représentative de la diversité de la francophonie, au Canada et au-delà », assure-t-il.

Selon le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, la tournée de consultation permettra de « dresser un rapport sur l’état des lieux. De prendre le pouls des sensibilités des uns et des autres, des rêves et des aspirations ».

Pour sa part, la Société de la francophonie manitobaine affirme ne pas avoir été consultée. Contactée par Radio Canada, la Fédération des communautés francophones et acadienne confirme avoir participé aux consultations de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal sans pour autant donner plus de détails.

« Il y a déjà des consensus qui se dégagent. Parmi les chefs de file consultés, il paraît assez clair qu’il faut que ce soit la société civile qui tienne [les États généraux] en toute indépendance d’esprit », affirme d'ores de déjà Maxime Laporte.

L’organisme souhaite ainsi produire un rapport terminé au cours du mois d’avril.

La SSJB comme centre névralgique

Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal ajoute que l'organisme a une position centrale dans la francophonie, ce qui pourrait lui permettre d’aider à l’organisation d’un tel rendez-vous.

« On est au cœur d’un réseau assez étendu avec nos partenaires syndicaux, des partenaires du monde des affaires, les différentes fondations dont nous sommes à l’origine, sans compter la fête nationale. C’est sûr que la Société a une force d’influence notable. Pour l'organisation, on peut mettre en place un organisme distinct [consacré] à cela », précise-t-il.

Les Québécois sont profondément solidaires des communautés francophones et acadienne. Je pense que la solidarité doit aller dans les deux sens.

Maxime Laporte, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Il ajoute que le but des États généraux de la francophonie devrait le suivant : « Retrouver nos solidarités francophones. Il faut absolument que la société civile québécoise et la société civile des Franco-Canadiens et Acadiens travaillent ensemble. »

Émanciper la francophonie

Maxime Laporte ajoute qu’une telle mobilisation de la francophonie est un élément du travail d’émancipation.

« Dans tout combat d’émancipation nationale, il existe une diversité de tactiques. La plupart des peuples qui ont voulu faire entendre leur voix à long terme dans l’histoire se sont dotés d’un État. On peut dire qu’on a déjà un État québécois, mais il est vrai qu’au Québec nous avons mené un combat sans relâche pour nous donner le meilleur rapport de force possible et envisager en effet la libération complète face à un Canada qui nous encarcane », conclut-il.

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