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Washington considère les Gardiens de la révolution comme une organisation terroriste

Arrivée d'une procession de Gardiens de la révolution islamique pour une cérémonie à Téhéran, en février 2019.

Les Gardiens de la révolution islamique sont une composante de l'armée iranienne.

Photo : Associated Press / Vahid Salemi

Radio-Canada

Les États-Unis ont décidé d'inscrire les Gardiens de la révolution islamique, une composante de l'armée iranienne, sur leur liste des organisations étrangères terroristes, a annoncé lundi le président Donald Trump.

Cette décision entrera en vigueur dans une semaine, a précisé lors d'une conférence de presse le secrétaire d'État Mike Pompeo, partisan d'une ligne dure envers l'Iran.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) « est le principal moyen utilisé par le gouvernement iranien pour mettre en oeuvre sa campagne terroriste mondiale », a déclaré Donald Trump dans un communiqué.

« Si on fait affaire avec le CGRI, on finance le terrorisme », a averti le président américain.

C'est la première fois que Washington qualifie officiellement d'organisation terroriste une composante d'une armée étrangère.

Représailles iraniennes

« Nous riposterons à toute mesure prise contre cette unité par une mesure de réciprocité », avaient déclaré dans un communiqué 255 des 290 députés iraniens, rapporté dimanche par l'agence de presse Irna.

« De sorte que les dirigeants américains, qui sont eux-mêmes les instigateurs et les soutiens du terrorisme dans la région [du Moyen-Orient], regretteront cette décision malvenue et idiote », avaient ajouté les élus.

Les représailles n'ont pas tardé. Le Conseil suprême de sécurité iranien a désigné lundi les forces militaires américaines comme organisation terroriste, a annoncé la télévision publique iranienne.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a accusé dimanche les dirigeants américains de « conduire les États-Unis dans un bourbier » en agissant pour le compte du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

La décision américaine pourrait entraîner des représailles contre l'armée et les services de renseignement américains de la part non seulement de Téhéran, mais aussi d'autres gouvernements hostiles aux États-Unis.

Pour sa part, la Syrie, soutenue militairement par l’Iran, a condamné la décision de Washington.

Selon un porte-parole du ministère des Affaires étrangères syrien, cette mesure est « irresponsable » et représente une « attaque flagrante » de la souveraineté de Téhéran.

Cependant, a poursuivi le porte-parole, comme elle souligne le rôle important des Gardiens de la révolution dans la défense de l'Iran face aux États-Unis et Israël, « la décision américaine est une source de fierté ».

L'unité d'élite des Gardiens était déjà sur la liste

Washington avait déjà placé sur liste noire des dizaines d'entités et de personnes affiliées au CGRI, mais pas ce corps militaire dans son ensemble.

En 2007, le département du Trésor avait décrit la force Al Qods, l'unité d'élite du CGRI chargée des opérations sur les théâtres extérieurs, comme « le principal bras armé [de l'Iran] pour mener sa politique de soutien aux groupes terroristes et insurgés ».

Créé en 1979, le CGRI contrôle de vastes secteurs de l'économie iranienne et jouit d'une grande influence sur le système politique en Iran.

Composé d'environ 125 000 soldats, il dispose d'unités navales et aériennes. Il est également responsable des programmes de missiles balistiques et nucléaires de Téhéran.

Mise au point

La photographie apparaissant en tête de texte dans la version originale de cet article a été remplacée en raison de doutes sur sa source.

Avec les informations de Reuters

Moyen-Orient

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