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Vol de cuivre au Nouveau-Brunswick, un problème qui persiste

Des câbles en cuivre dans des bacs en plastique.

Le vol de cuivre est un problème qui persiste au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Camille Bourdeau

Le vol de cuivre au Nouveau-Brunswick ne date pas d'hier. Plusieurs entreprises considèrent qu'il s'agit toujours d'un problème fréquent qui fait perdre beaucoup de temps et d'argent.

Chaque année, Énergie NB accuse des pertes financières de 300 000 $ à 350 000 $ attribuables à ces vols.

En plus d’entraîner d’importantes pertes financières, ces infractions alourdissent la tâche des employés et représentent des coûts de main-d’oeuvre supplémentaires.

Une grosse tempête avait frappé Moncton, et près de 90 000 personnes n’avaient plus d’électricité, se souvient Marc Belliveau, spécialiste des communications pour Énergie NB.

Marc Belliveau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc Belliveau, spécialiste des communications pour Énergie Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Toutes les équipes tentaient de rétablir le courant et on a fini par découvrir que des câbles en cuivre avaient été volés à la station qui alimentait ce secteur.

Ils voulaient travailler à rétablir le courant, mais ils ont dû prendre des heures de temps à effectuer des réparations à la station où les voleurs étaient passés.

Marc Belliveau, spécialiste des communications pour Énergie NB

La plupart des vols surviennent la nuit, dans des sous-stations éloignées des centres-villes. Les voleurs se font rarement arrêter en raison de ces facteurs.

La prévention sur les chantiers de construction

Nadine Fullarton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nadine Fullarton, présidente de l’Association de la construction du nord-est de Moncton.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

La présidente de l’Association de la construction du nord-est de Moncton, Nadine Fullarton, confirme que les vols de cuivre et d’équipement poussent ses membres à redoubler de vigilance.

Ils doivent ajuster la sécurité avec de la surveillance vidéo, même des chiens, selon le bâtiment, afin de prévenir les vols.

Nadine Fullarton, présidente de l’Association de la construction du nord-est de Moncton

Selon elle, les mesures sont nécessaires pour limiter les pertes financières qui ne sont pas toujours récupérables auprès des compagnies d’assurance.

Le cuivre, une vraie mine d’or

Au chantier de ferraille Tri Province Enterprises, Mark Nowlan reçoit des fils, des câbles et des tuyaux en cuivre, qu'il découpe en morceaux avant de les revendre.

Selon la teneur du cuivre, on peut obtenir près de 3 $ la livre, explique-t-il.

Mark Nowlan.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mark Nowlan, président de Tri Province Enterprises.

Photo : Radio-Canada / Camille Bourdeau

Il admet qu’il est difficile de déterminer si les matériaux amenés sont volés.

On pose des questions, si les réponses sont douteuses, on peut refuser d’acheter le matériel.

Mark Nowlan, président de Tri Province Enterprises

Afin de se protéger contre les voleurs, il prend en note le nom et la plaque d’immatriculation des vendeurs.

Une pratique dangereuse

Puisque certains voleurs agissent durant la nuit, la visibilité est réduite, ce qui peut causer de graves blessures.

On parle des sous-stations qui ont des milliers de volts qui passent à travers, alors si tu coupes les fils, ça peut être une mort instantanée, indique Marc Belliveau, spécialiste des communications pour Énergie NB.

Nadine Fullarton estime que les voleurs mettent aussi en danger les employés des chantiers de construction puisque les dommages faits par les voleurs ne sont pas toujours détectés à temps.

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