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Commémoration du génocide au Rwanda : « Il faut dépasser la douleur »

Une foule de gens rassemblés tiennent des pancartes contre les génocides.

La communauté rwandaise d'Ottawa et Gatineau s'est rassemblée dimanche pour commémorer les 25 ans du génocide des Tutsis au Rwanda.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De nombreux survivants du génocide des Tutsis au Rwanda ont souligné, dimanche à Ottawa, le 25e anniversaire de ce sombre chapitre de l'histoire. Ils ont insisté sur leur devoir de mémoire envers les disparus, mais également sur la nécessité de surmonter la douleur.

Quand tu es un survivant, il faut représenter ceux qui n'ont pas eu la chance de survivre à ce génocide. Pour nous, c'est comme une obligation d'être ici, a déclaré le survivant Pascal Kanyemera, en marge du rassemblement sur la colline du Parlement.

Celui qui avait 14 ans en 1994 a notamment perdu son père et deux grands frères lors du génocide.

Pour éviter que l'histoire se répète, il faut que la nouvelle génération soit au courant de ce qui s'est passé.

Pascal Kanyemera, survivant

Plusieurs centaines de participants s'étaient donné rendez-vous sur la colline du Parlement en début d'après-midi.

Une foule de gens écoute un homme prononcer un discours sur les marches devant le Parlement du Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche devant le Parlement, à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Florence Ngué-No

Parmi eux, Albert Kayumba martèle que les survivants ont le devoir de surmonter le génocide.

On doit se rappeler ce qui s'est passé, mais aussi on doit vivre. En tant que parent, j'ai une responsabilité envers mes enfants, je dois montrer un bon exemple, relate le survivant, qui, malgré tout, dit penser chaque jour à ses proches disparus.

Oui, la douleur, mais on essaye de dépasser cette douleur, même si ce n'est pas facile.

Albert Kayumba, survivant

M. Kayumba dénonce d'ailleurs ce qu'il perçoit actuellement comme une prolifération de discours haineux. La haine peut mener certaines personnes à commettre un génocide. Nous, les Rwandais, on le sait, laisse tomber M. Kayumba.

Même son de cloche chez Sandra Umutesi, qui a perdu 12 de ses frères et soeurs en 1994.

On se rappelle tout. Chaque moment, la douleur reste en nous, la mémoire reste en nous, confie-t-elle.

Elle a assisté au rassemblement avec ses deux filles de 11 et 12 ans, pour leur apprendre à lutter contre les injustices et la violence.

Au Rwanda, le président, Paul Kagame, a déposé une gerbe et allumé une flamme dans un mémorial de la capitale, Kigali, où plus de 250 000 victimes du génocide sont enterrées.

Des dizaines de chefs d'État et de gouvernement sont présents. Le Canada y est représenté par la gouverneure générale, Julie Payette.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Histoire