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École francophone en Nouvelle-Écosse : des jeunes interpellent le conseil scolaire

Alexandra Doiron, membre du Conseil jeunesse provincial.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Radio-Canada

Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est sommé d'expliquer sa décision de ne demander qu'une seule école francophone sur la péninsule d'Halifax. Des jeunes du système scolaire francophone se sont invités à leur réunion, samedi matin à Cookville, pour exiger des explications.

L’année dernière, la direction du conseil scolaire avait consulté la communauté, et celle-ci s’était prononcée en faveur de la création de deux écoles, une primaire, l'autre secondaire, pour mieux répondre aux besoins des francophones de la région d’Halifax.

Or, le 26 janvier, le CSAP annonçait qu’il demanderait à la province de lui octroyer un seul nouveau bâtiment, pour les élèves de la prématernelle à la 12e année.

Membres du conseil autour d'une table, devant leurs documents et ordinateurs.

Réunion du conseil du CSAP le 6 avril 2019 à Cookville, en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Le Conseil jeunesse provincial de la Nouvelle-Écosse (CJP) et la Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE) unissent leurs voix face à cette décision.

Ils accusent le CSAP d’avoir ignoré la voix des parents et des jeunes.

Laurie Martin-Muranyi le 6 avril 2019.

Laurie Martin-Muranyi, la directrice générale du Conseil jeunesse provincial (CJP) de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

À la lumière de toute cette recherche-là, qu’est-ce qui a fait en sorte que vous ayez voté, quand même, seulement pour une seule école, a martelé samedi Laurie Martin-Muranyi, la directrice générale du Conseil jeunesse provincial, devant les membres de la direction du CSAP.

Alexandra Doiron.

Alexandra Doiron, membre du Conseil jeunesse provincial.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

On leur a demandé pourquoi ils ont fait un sondage s'ils n’avaient pas les moyens de construire deux écoles, explique Alexandra Doiron, une élève de 12e année qui est membre du Conseil jeunesse provincial. Et pourquoi on a été sondés, si la décision était presque déjà prise?

La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE) a elle aussi été consultée, et elle partage les mêmes interrogations.

Caroline Arsenault à Cookville en Nouvelle-Écosse le 6 avril 2019.

Caroline Arsenault (à droite).

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Les jeunes, surtout les jeunes du secondaire, ont été sondés, souligne Caroline Arseneault, membre de la FPANE. On les a entendus, mais on ne les a pas écoutés.

Laurie Martin-Muranyi assise à côté d'Alexandra Doiron, qui prend la parole à la réunion du CSAP à Cookville, en Nouvelle-Écosse, le 6 avril 2019.

Alexandra Doiron (à droite) a interpellé le CSAP.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Ces jeunes ont donc tenté une fois de plus de se faire écouter.

Cette décision ne représente pas nécessairement les meilleurs intérêts de votre clientèle, a rappelé Alexandra Doiron aux dirigeants du CSAP.

Après l'intervention des jeunes, les conseillers ont applaudi, mais ils n'ont fourni aucune réponse.

D’après un reportage de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

Éducation