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« Des films qui font réfléchir » : des cinéphiles se réjouissent du retour d'un cinéma indépendant

Des sièges sur des gradins

La salle de cinéma se trouve dans le gymnase de l'ancienne école Saint-Louis de Gonzague, au centre-ville de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Bienvenu Senga

Près de deux mois après l'ouverture du nouveau cinéma indépendant de Sudbury, l'équipe de gestion se dit satisfaite de l'intérêt qu'il suscite dans la communauté.

Alex Fournier, qui réside dans le secteur Lively du Grand Sudbury, dit célébrer le retour du cinéma de quartier. Il assiste régulièrement aux projections de films au gymnase de l’ancienne école Saint-Louis de Gonzague.

C’est une alternative aux films que l’on voit dans d’autres endroits. Ils ne sont peut-être pas aussi populaires, mais très franchement je crois qu’ils sont meilleurs à plusieurs égards, affirme-t-il.

M. Fournier estime que le cinéma représente un plus pour le centre-ville de Sudbury.

C’est bien d’avoir un endroit comme ça au centre-ville où on peut faire des activités. Il y avait des cinémas indépendants au centre-ville autrefois, mais ils ont tous disparu.

Alex Fournier, résident du secteur Lively
Une femme en manteau de fourrure qui sourit

Linda Rossetto, abonnée au cinéma indépendant de Sudbury, estime que la particularité des films qui y sont projetés est qu'ils suscitent la réflexion.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Linda Rossetto est aussi abonnée au cinéma indépendant depuis son ouverture.

J’aime le fait qu’on puisse avoir des films qui font réfléchir ici, qui nous montrent les problèmes internes, physiques et émotionnels auxquels les gens font face, explique-t-elle.

J’aime toujours certains des gros films qui attirent beaucoup de personnes, mais ces films-ci sont mes préférés.

Linda Rossetto, résidente de Sudbury

La co-gérante de salle du cinéma, Darlene Sovran, fait écho aux propos de Mme Rossetto.

Elle souligne que les cinéastes indépendants travaillent par passion et pas pour l’argent et croit que leur motivation se traduit dans la qualité de leurs films.

Le film indépendant peut chercher les raisons, trouve des solutions différentes, et c’est nécessaire maintenant. On ne peut pas mettre des lunettes noires, c’est le temps pour la clarté et le temps de chercher la vérité, déclare-t-elle.

C’est le temps de penser différemment, de penser avec les yeux ouverts, la tête ouverte et le coeur ouvert et avec les films, c’est possible.

Darlene Sovran, co-gérante de salle du cinéma indépendant de Sudbury
Une femme en veste verte et chandail noir

Darlene Sovran est coo-gérante de salle au cinéma indépendant de Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Selon Mme Sovran, plus de 200 membres se sont déjà ajoutés aux 500 que comptait le cinéma avant de se doter d’une adresse permanente.

On est optimiste et on est réaliste. C’est nous qui pouvons changer le monde une étape à la fois, note-t-elle.

Une programmation francophone

Le cinéma indépendant a accueilli en mars une rétrospective de la cinéaste québécoise Catherine Martin, et projettera également ce mois-ci ses deux premiers films de langue française programmés de manière indépendante depuis février, Mademoiselle de Jonquières et Chien de Garde.

On n’a pas beaucoup de chance de voir des films francophones dans un cinéma avec du bon son. Je pense que pour la communauté francophone, c’est une bonne chose, fait savoir Mme Sovran.

Elle précise que dans le but de faire découvrir aux cinéphiles anglophones les oeuvres cinématographiques de langue française, ces dernières sont sous-titrées en anglais.

L’inauguration officielle du cinéma est prévue en mai.

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