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Les OUI-Québec veulent remettre le sujet de l'indépendance à l'avant-plan

Le drapeau fleurdelisé sur un mat

Les membres de OUI-Québec souhaitent envisager l'avenir du mouvement indépendantiste québécois.

Photo : iStock

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les délégués des Organisations unies pour l'indépendance, aussi appelés OUI-Québec, se sont réunis en assemblée générale samedi à Longueuil.

Ils devaient adopter la nouvelle mouture de leur plan d'action et de mobilisation, avec l'objectif de remettre les citoyens au coeur du projet de l'indépendance du Québec.

La situation en Catalogne figurait notamment à l'ordre du jour des discussions.

La présidente des OUI-Québec, l'ancienne syndicaliste Claudette Carbonneau, a prononcé le discours d'ouverture en matinée.

Elle déplore que le sujet de la souveraineté ait « disparu des enjeux des campagnes électorales » au cours des dernières années.

« La dernière élection, en octobre dernier, était particulièrement manifeste à cet égard-là. C'est une situation qui est troublante au Québec », a-t-elle lancé au cours d'une entrevue à La Presse canadienne.

Selon l'ex-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le référendum de 1995 a été le grand débat politique sur cet enjeu, et depuis, le sujet a été pratiquement évacué des plateformes électorales des partis, même s'il demeure présent dans les programmes de certaines formations politiques.

Claudette Carbonneau croit cependant que « l'heure est venue de proposer un état de la situation de la société québécoise aux citoyens ».

Claudette Carbonneau s'adresse à notre journaliste à l'arrière d'un auditorium.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Présidente du OUI Québec et ancienne présidente de la CSN, Claudette Carbonneau lors d'un rassemblement en 2017.

Photo : Radio-Canada

Elle souligne qu'environ 1,8 million d'électeurs enregistrés au plus récent scrutin provincial n'étaient pas nés, n'étaient pas en âge de voter ou ne résidaient pas encore au Québec au moment du référendum de 1995.

« Je pense que ça explique très bien pourquoi on voit des statistiques aussi surprenantes que 54 % des Québécois qui se définissent ni fédéralistes ni indépendantistes », observe la militante qui y voit un bon argument pour remettre le projet à l'ordre du jour.

« Le Québec a beaucoup changé, le Canada aussi, il faut réactualiser le projet et le conjuguer avec les enjeux qui préoccupent la société d'aujourd'hui », affirme Mme Carbonneau.

Sortir du cercle indépendantiste

La présidente du mouvement OUI-Québec reconnaît que le balayage de la Coalition avenir Québec en octobre dernier et la relégation du Parti québécois au rang de troisième opposition a été « un électrochoc » pour les indépendantistes.

Son organisation, qui rassemble des membres de la société civile et qui n'est pas liée aux partis politiques, veut d'ailleurs raviver la réflexion populaire en sortant des cercles fermés souverainistes.

OUI-Québec planche sur de vastes assises nationales dont l'objectif serait de dresser un état de la situation de la société québécoise et de parler d'avenir.

« Où est-ce qu'on est rendu comme société québécoise au plan économique, social, environnemental? Et quelles sont nos aspirations? », s'interroge Claudette Carbonneau.

Ce point de départ permettrait, selon elle, de relancer la question de l'indépendance « comme autre voie pour nous sortir du statu quo constitutionnel ».

Près d'un quart de siècle après le référendum de 1995, Mme Carbonneau croit qu'il est temps de se poser la question à nouveau.

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