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Le maréchal Haftar poursuit son offensive en Libye

Deux militaires sur leurs véhicules en banlieue de Tripoli.
Les forces loyales au Gouvernement d'union nationale étaient prêts pour une contre-offensive, dans une banlieue de Tripoli. Photo: AFP/Getty Images / Mahmud Turkia
Radio-Canada

Les forces fidèles au maréchal Khalifa Haftar poursuivent leur offensive vers la capitale libyenne malgré les appels de la communauté internationale à la cessation des hostilités et moins de deux semaines avant la tenue d'une conférence nationale dirigée par l'ONU.

L'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar, qui contrôle l'est de la Libye, est ralentie par les forces loyales à l'autorité rivale, le Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et dirigé par Fayez al-Sarr.

Au moins un raid aérien contre l'ANL a été rapporté samedi, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tripoli. Pendant ce temps, les combats entre les deux camps s'intensifiaient au sol.

Au moins un groupe armé loyal au GNA est arrivé à l'est de la capitale pour participer à la contre-offensive. « Nous attendons les ordres pour repousser toute avancée de l'ennemi vers Tripoli » a déclaré le porte-parole de ce groupe, Khaled Abou Jazia.

L'escalade des tensions survient avant la tenue à la mi-avril d'une conférence nationale pour sortir le pays du chaos dans lequel il est plongé depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

« Nous sommes déterminés à organiser cette conférence à la date prévue, sauf si des circonstances majeures nous en empêchent », a déclaré samedi Ghassan Salamé, émissaire de l'ONU pour la Libye.

Les Nations unies vont rester au côté du peuple libyen, et nous continuerons à oeuvrer pour assurer le succès du processus politique, loin de toute escalade.

Ghassan Salamé, émissaire de l'ONU pour la Libye

L’émissaire de l’ONU a réitéré l'appel lancé vendredi par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres « à la désescalade et au retour au processus politique ».

 Ghassan Salamé lors d'une conférence de presse.L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, tient à ce que la conférence nationale se tienne à la date prévue. Photo : Reuters / Hani Amara

Mise en garde des pays du G7

Réunis à Dinar, en France, les chefs de la diplomatie du G7 ont appelé le maréchal Khalifa Haftar à soutenir le processus mis en place par l’ONU.

En Libye, « il n'y aura pas de victoire militaire, la solution ne peut être que politique », a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. Le maréchal Haftar doit soutenir « le processus mis en oeuvre par les Nations unies », a-t-il ajouté.

« Nous avons exprimé assez clairement notre position. Nous espérons qu'il la prendra en considération. Si cela n'est pas le cas, nous verrons ce qui peut être fait », a de son côté affirmé le chef de la diplomatie italienne, Enzo Milanesi.

Dans un communiqué publié vendredi soir, les pays du G7 avaient mis en garde « tout acteur libyen alimentant le conflit civil » en Libye.

« Il n'y a pas de solution militaire au conflit libyen », ont souligné les chefs de la diplomatie des États-Unis, du Canada, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, d'Italie et du Japon.

La Russie appelle à un « dialogue national »

La Russie s'est pour sa part prononcée samedi pour un « dialogue national » en Libye, « sans échéances artificielles ».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, n’a toutefois pas précisé à quelles échéances il faisait référence.

De son côté, M. Choukri a affirmé que l'Égypte soutenait « l'unification de l'institution militaire » et des « institutions étatiques » en Libye.

Le Caire se dit officiellement favorable aux efforts de l'ONU dans le processus politique en Libye, mais les analystes considèrent que l'Égypte soutient activement le maréchal Haftar.

M. Lavrov est en visite officielle en Égypte, où il a rencontré plus tôt dans la journée le président Abdel Fattah al-Sissi.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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