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Libye : le maréchal Haftar rappelé à l’ordre par le Conseil de sécurité

Le général Khalifa Haftar, chef de l'Armée nationale libyenne depuis 2015.
L’ONU demande aux forces du maréchal Haftar d'arrêter leur offensive vers Tripoli. Photo: Reuters / Esam Al-Fetori
Radio-Canada

Réuni vendredi en urgence à huis clos, le Conseil de sécurité de l'ONU demande à l'Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar, en Libye, d'arrêter son offensive vers Tripoli, la capitale. L'ONU y voit une menace contre la stabilité du pays.

L'ANL, qui contrôle l'est du pays, progresse vers l'ouest depuis jeudi pour prendre Tripoli aux mains du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par la « communauté internationale » et dirigé par Fayez al-Sarraj.

Guterres inquiet

Après avoir rencontré à Tripoli le chef du Gouvernement d'union nationale, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est entretenu avec le maréchal Haftar à Benghazi.

Je quitte la Libye avec une profonde inquiétude et un coeur lourd.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU

Face à l'escalade, les pays du G7 ont aussi mis en garde le maréchal Haftar.

Nous exhortons toutes les parties impliquées à faire cesser immédiatement toutes les activités et tous les mouvements militaires vers Tripoli, qui entravent les perspectives du processus politique.

Extrait de la déclaration des chefs de la diplomatie du G7

L’AFP rapporte un « court accrochage » tôt vendredi à l’ouest de la capitale, où des dizaines de combattants pro-Haftar ont été faits prisonniers.

Des combats ont également été rapportés en fin de journée entre les deux camps à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale.

Les forces de Haftar ont pu avancer jusqu'à l'aéroport en ruines de Tripoli, inutilisé depuis 2014. Elles en ont été chassées par les forces loyalistes, selon le ministre de l'Intérieur du GNA, Fathi Bachagha.

Les forces de Haftar font état de cinq morts dans leurs rangs depuis jeudi.

Face à cette escalade, Moscou, Washington, Paris, Londres, Ottawa, Rome, Tunis et Abou Dhabi ont appelé au calme pour favoriser une solution politique.

Ces combats ont lieu au moment où une conférence nationale sous l'égide de l'ONU est en préparation pour la mi-avril à Ghadamès, dans le sud-ouest du pays. Elle a pour but de dresser une « feuille de route » avec la tenue d'élections pour tenter de sortir le pays de l'impasse.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est divisée en deux : le Gouvernement d'union nationale qui est basé à Tripoli et un autre gouvernement parallèle, soutenu par Khalifa Haftar, qui contrôle l'est du pays.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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