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Les chauffeurs de taxi clandestins dans la mire de la SAAQ

Montage photo montrant le toit d'une voiture avec une illustration pointillée d'un logo de taxi.

En raison du manque d'options pour se déplacer dans le Vieux-Hull la nuit, certains conducteurs prennent illégalement des passagers.

Photo : Radio-Canada / Chantal Mainville

Radio-Canada

Contrôle routier Québec (SAAQ) promet d'intervenir auprès des chauffeurs qui s'adonnent à des activités illégales de transport dans le Vieux-Hull, la nuit.

Les autorités promettent de serrer la vis à ces chauffeurs illicites. Des agents accentueront encore plus leur présence dans le secteur de Hull, au cours des prochaines semaines.

J'ai demandé aux gens sur le terrain à Gatineau de prêter une attention particulière sur ce phénomène-là, qu'on veut endiguer, évidemment. Il en va de la sécurité des gens, a déclaré le directeur régional, Luc Gagné.

Un reportage publié sur le site web de Radio-Canada, jeudi, révélait que des chauffeurs clandestins offraient régulièrement leurs services à des clients du Vieux-Hull. Sans lanternon sur leur voiture ni de taximètre pour calculer le prix de la course, ces chauffeurs réclamaient d'être payés comptant.

Je sais qu'il y a une très forte demande là-bas après les heures d'ouverture des commerces. Il y a une pression très forte et il y a des gens qui s'improvisent chauffeurs de taxi, a indiqué M. Gagné. Il faut vraiment être très prudent.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a lui aussi rappelé l'importance d'être vigilant.

 Pour des raisons de sécurité, je rappelle aux citoyens qu’il est important d’utiliser des moyens de transport officiels enregistrés et de ne pas hésiter à signifier tout démarchage illicite auprès du Contrôle routier du Québec, l’organisme responsable de l’application de la loi relativement aux taxis, a-t-il déclaré.

Un homme se penche près de la fenêtre côté passager d'une voiture la nuit.

Un chauffeur d'Uber a sollicité notre journaliste et lui a offert de payer sa course en argent comptant.

Photo : Radio-Canada

Des femmes à risque

Kim Dubé, directrice de Prévention et Sensibilisation du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) d'Ottawa, s'inquiète pour les jeunes femmes qui prennent seules ces taxis illégaux, alors qu'elles n'ont pas toutes leurs facultés.

C'est sûr que ça rend des jeunes femmes à risque de vivre des agressions à caractère sexuel.

Kim Dubé, CALACS francophone d'Ottawa

Mme Dubé suggère aux femmes seules de refuser les services d'un chauffeur clandestin. Elle dénonce aussi l'attitude des chauffeurs de taxi, qui choisissent délibérément la clientèle du Casino de Hull, créant ainsi un vide dans le Vieux-Hull et laissant les clientes à la merci des chauffeurs illégaux.

Je pense que c'est de responsabiliser les compagnies de taxis, a-t-elle plaidé. L'argent compte, mais aussi la protection des gens.

À l'heure actuelle, les taxis doivent respecter le principe des agglomérations, mis en place par le gouvernement depuis des dizaines d'années. Le propriétaire de l'entreprise Bob Taxi, Toni Fadel, déplore cette restriction.

S'il n'y avait pas ce principe-là des agglomérations, ces gens-là auraient pu venir porter de l'aide à leurs confrères de Hull, a-t-il déclaré en entrevue à Radio-Canada. Il n'y aurait pas de problèmes d'attente.

Le projet de loi 17 concernant le transport rémunéré de personnes par automobile promet d'éliminer les agglomérations de taxis, mais ni le ministre des Transports, François Bonnardel, ni le ministre responsable de la région de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, n'ont voulu accorder d'entrevue à Radio-Canada à ce sujet.

Avec les informations de Jérôme Bergeron

Ottawa-Gatineau

Transports