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Monoxyde de carbone : d’autres détecteurs étaient défectueux à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys

Deux autobus scolaires devant l'école.

Une importante fuite de monoxyde de carbone a incommodé des élèves et des professeurs à l'école des Découvreurs en janvier.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

Jean-Philippe Robillard

Alors que la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys termine l'installation de nouveaux détecteurs de monoxyde de carbone dans toutes ses écoles, Radio-Canada a appris que des détecteurs de gaz de plusieurs bâtiments posaient problème l'automne dernier.

Selon une compilation des rapports d'entretien, environ 40 % de la centaine d'établissements de la commission scolaire avaient un ou des détecteurs de gaz (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, méthane) qui posaient problème au moment des inspections annuelles, à l'automne dernier.

Les rapports d'entretien des détecteurs de gaz toxique ou de combustible rédigés en octobre 2018 par un sous-traitant mandaté par la commission scolaire indiquent que des interventions étaient nécessaires dans les établissements pour corriger la situation.

Les documents montrent que des détecteurs étaient défectueux, n'étaient pas en fonction, ou encore n'étaient pas branchés à la centrale d'alarme dans certains établissements. On apprend aussi que des équipements ne répondaient pas au gaz étalon et étaient installés trop près du plancher pour permettre de détecter adéquatement les gaz.

« L'inspection se fait de façon annuelle, dans tous les établissements de la commission scolaire », affirme la porte-parole de la commission scolaire, Gina Guillemette, qui ajoute que des travaux ont été effectués depuis pour corriger la situation et éviter des incidents comme celui de l'école des Découvreurs.

En janvier dernier, 43 personnes, enfants et membres du personnel, avaient été hospitalisées après qu'une fuite de monoxyde de carbone eut été rapportée dans cette école de LaSalle, dans le sud-ouest de Montréal.

Mais selon Mme Guillemette, les travaux de maintenance ont été exécutés à 90 %.

Dans une lettre envoyée aux parents et au personnel des écoles, la commission scolaire a fait savoir qu'elle avait autorisé un contrat afin de procéder à l'installation, dans tous ses immeubles, de détecteurs industriels reliés aux systèmes d'alarme intrusion et incendie. « Au terme de cette opération, tous nos bâtiments seront donc munis d'au moins deux détecteurs de monoxyde de carbone », souligne le document.

Je prends pour acquis que ce qui a été fait a été bien fait.

Mélanie Hubert, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Ouest de Montréal

Pour la présidente du syndicat, Mélanie Hubert, « si on a une leçon à tirer de ça pour l'avenir, c'est que, dans les prochaines années, on suive de près l'entretien de tout ça et qu'on s'assure année après année que tout reste fonctionnel et qu'on prend les mesures correctives au fur et à mesure pour éviter que ces choses-là se reproduisent ».

À la suite de l’incident à l’école des Découvreurs, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait annoncé que « des démarches réglementaires » seraient effectuées pour que l’ensemble des écoles et des commissions scolaires soient obligées de se munir d’un détecteur de monoxyde de carbone, ce qui n’est pas le cas présentement. Il avait aussi plaidé pour un « mécanisme d’inspection annuelle ».

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