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Trois postes abolis au Commissariat aux services en français

Une affiche du Commissariat aux services en français.

Le Commissariat aux services en français

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois postes seront finalement abolis au Commissariat aux services en français (CSF), en raison du transfert des responsabilités du CSF vers le Bureau de l'ombudsman de l'Ontario.

Le poste d’une coordinatrice administrative ainsi qu’un poste au sein de l’équipe de communication, actuellement vacant, seront tous les deux éliminés dans le transfert du CSF au sein du Bureau de l’ombudsman de l’Ontario, a appris Radio-Canada vendredi.

Le poste de directeur général du CSF sera également aboli dans ce transfert. Le Bureau de l’ombudsman s’engage en contrepartie à créer un poste de poste de « gestionnaire, règlements préventifs et enquêtes », mais on ne sait pas quand il sera comblé.

Un peu plus tôt en journée, le Bureau de l’ombudsman annonçait, par communiqué, que tout le personnel actuel du CSF restera à la nouvelle unité (...) à l’exception d’une coordinatrice administrative (un rôle non requis dans l’organisation du Bureau de l’ombudsman) et du commissaire actuel François Boileau, qui a annoncé sa démission à la fin d’avril.

À compter du 1er mai, le directeur général actuel du CSF, Jean-Gilles Pelletier, agira à titre de commissaire par intérim, dans l’attente d’un concours pancanadien pour pourvoir ce poste à long terme, expliquait-on dans le communiqué.

Or, questionnée par Radio-Canada sur la différence entre le communiqué de presse et les réels impacts, la directrice des communications de Paul Dubé a dû apporter des précisions, notamment la disparition du poste de directeur général et celui aux communications.

Le DG actuel deviendra commissaire par intérim. Le poste de DG sera éliminé, mais un poste de ''gestionnaire, règlements préventifs et enquêtes'' sera ajouté, a expliqué la porte-parole de M. Dubé.

Aux communications, un poste sera éliminé (il y en a un vacant). Les communications des trois bureaux seront sous la direction du Bureau de l’ombudsman, mais les employées des unités dédiées aux services en français et à la protection des enfants resteront à leurs bureaux actuels, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement de Doug Ford avait affirmé l’automne dernier que les employés seraient transférés, sans parler de compressions de postes.

Paul Dubé, l’ombudsman de l’Ontario, insiste dans sa déclaration écrite sur le fait que la structure de la nouvelle unité du Bureau de l’ombudsman sera semblable à celles des unités de résolution et d’enquête déjà en place, et un nouveau poste de ''gestionnaire, règlements préventifs et enquêtes'' y sera ajouté.

Ma vision pour cette unité est de maintenir et de renforcer les services que le CSF a toujours offerts au public, dit M. Dubé. Le Commissaire sera encouragé à être aussi actif que possible dans la promotion des droits linguistiques, l’établissement de relations et l’identification des problèmes systémiques auxquels fait face la communauté francophone.

Le bureau de Paul Dubé a refusé la demande d'entrevue de Radio-Canada, expliquant que l'ombudsman ne serait disponible qu'à la fin du mois d'avril.

Le bureau de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, dit avoir pris connaissance de la décision du M. Dubé.

Le rôle du commissaire aux services en français est maintenu sous les auspices de l’ombudsman et lui assure l’indépendance pour mener des enquêtes et formuler des recommandations, explique un porte-parole de la ministre dans un échange de courriels avec Radio-Canada. La totalité des dispositions de surveillance est maintenue. Il est à noter qu’aucune disposition de surveillance ne sera perdue avec ces changements.

Syndicat en furie

Dave Bulmer, président de l’Association des employés de la direction, des services administratifs et des services professionnels de la Couronne de l’Ontario (AMAPCEO), qui représente les employés du CSF, est en désaccord avec le Bureau de l’ombudsman.

La structure proposée le jeudi 4 avril entraînerait l’élimination permanente de plusieurs postes supérieurs représentés par l’AMAPCEO et apporterait des changements à d’autres qui les diminueraient, explique-t-il.

Le regroupement sous l’égide du Bureau de l’ombudsman n’était pas nécessaire. Comme dans le cas de pertes d’emplois semblables au Bureau du protecteur des enfants de l’Ontario, le public ressentira directement les effets de ces compressions inutiles dans les services de première ligne. Nous continuons de demander au gouvernement de rétablir ces bureaux indépendants — ainsi que la transparence et la responsabilité qu’ils assurent, conclut-il.

L'AFO accuse le gouvernement de rompre ses promesses

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Carol Jolin.

Photo : La Presse canadienne / Fred Chartrand

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a vivement dénoncé cette nouvelle.

Comme dans le cas de l’Université de l’Ontario français, le premier ministre et son gouvernement nous ont menti, a déclaré le président de l'AFO Carol Jolin par voie de communiqué. On comprend maintenant que l’intégration du Commissariat aux services en français visait finalement à faire des économies de bout de chandelle sur le dos de la minorité francophone. C’est inacceptable.

L'AFO demande au gouvernement progressiste-conservateur d'accorder plus de fonds à l'ombudsman, pour que les employés de la nouvelle unité des services en français puissent bien faire leur travail.

Du côté de l'opposition, on fustige le gouvernement Ford.

On voit que l'on perd l'indépendance du Commissariat et pour nous, ça veut dire des pertes de services et des pertes d'emploi, souligne Marie-France Lalonde, députée libérale d'Orléans.

Le gouvernement Ford vient de nous indiquer le peu d'attention et le peu d'intérêt qu'il porte aux services en français, dit-elle.

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