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Freeland craint l'ingérence russe lors des élections fédérales

Chrystia Freeland écoute un collègue lors d'une conférence de presse.

Chrystia Freeland écoute son homologue britannique, Jeremy Hunt, au cours d'une conférence de presse pour la liberté des médias, en marge d'une réunion du G7.

Photo : La Presse canadienne / David Vincent

Radio-Canada avec AFP et Reuters

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, croit que les élections fédérales, prévues pour octobre prochain, seront « très probablement » perturbées par de l'ingérence étrangère.

« Nous sommes très inquiets », a-t-elle déclaré au cours d’une conférence de presse en marge d’une réunion du G7 à Dinard, dans le nord-ouest de la France, notamment consacrée aux cybermenaces.

Nous estimons que l'ingérence est très probable et nous pensons que des acteurs étrangers mal intentionnés ont déjà probablement déployé des efforts en vue de perturber notre démocratie.

Chrystia Freeland

« Nous nous apercevons que, dans de nombreuses démocraties libérales, ces efforts n'ont pas tellement pour objectif d'obtenir un résultat particulier à l'issue d'élections, mais de faire en sorte que nos sociétés se polarisent davantage et de nous rendre, nous citoyens de ces démocraties, plus cyniques envers la démocratie et son fonctionnement », a-t-elle ajouté.

La Russie montrée du doigt

Accompagnée de son homologue britannique, Jeremy Hunt, Mme Freeland a évoqué le rôle « très actif » joué par la Russie. Elle a déclaré, le mois dernier, que le Canada avait beaucoup appris afin de se prémunir contre l’ingérence étrangère dans des élections en soutenant l’Ukraine dans son bras de fer avec la Russie.

« Nous savons que des États comme la Russie ont une stratégie active, planifiée, pensée, pour interférer dans les processus démocratiques des pays occidentaux et semer la dissension et le chaos », a déclaré M. Hunt, en faisant référence aux élections présidentielles américaine (2016) et ukrainienne.

« L'une des discussions que nous aurons cet après-midi sera de savoir ce que nous devons adopter comme stratégie de dissuasion efficace, pour faire en sorte que le prix d'une tentative d'ingérence dans nos processus démocratiques devienne trop élevé », a-t-il poursuivi.

Mise au banc des accusés au cours des dernières années, la Russie aurait tenté de s’ingérer et de déstabiliser des processus électoraux dans des pays étrangers. La Russie est notamment soupçonnée d’avoir commis une série de cyberattaques contre le mouvement En Marche lors de la présidentielle française de 2017.

Ces soupçons et ces accusations ont toujours été démentis par Moscou.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 – États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada – espèrent parvenir à un accord afin de promouvoir un code de conduite des États démocratiques dans le cyberespace. Un accord qui supposerait des échanges d’informations et des normes communes.

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