•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
analyse

Jean-François Gosselin : l'épreuve du leadership

gosselin5
Jean-François Gosselin, chef de l'opposition à la Ville de Québec. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Louise Boisvert

Le chef de Québec 21 a gagné la bataille qu'il menait contre son conseil d'administration. Il devra maintenant démontrer qu'il peut rallier les forces.

C'était une guerre à finir. Après des mois de méfiance et de crises, le chef de Québec 21 aura eu la tête des dirigeants du parti et des deux tiers des membres du conseil d'administration.

Jean-François Gosselin n'avait pas confiance en l'équipe en place. Il voulait avoir les coudées franches. C'est fait.

Il évitera probablement à court terme le vote de confiance auquel il devait se soumettre dans les prochains jours, faute de ressources pour organiser une assemblée générale extraordinaire.

Depuis le début de la crise, le chef de Québec 21 refuse systématiquement de répondre aux questions des journalistes sur son leadership.

Il joue la carte de la transparence et de l'éthique pour discréditer les membres de sa formation. En contrepartie, il reste muet comme une carpe sur ses motivations.

Silence radio

Depuis les démissions en bloc, Jean-François Gosselin a refusé toutes les demandes d'entrevues.

Son premier geste à titre de leader devrait être de rassurer sa base et ses électeurs qui ne savent plus qui croire dans cette tourmente.

Au lieu de cela, il reste cloîtré, refusant de commenter la situation.

Il n'a publié aucun communiqué pour dire qu'il prenait acte de la décision des membres du conseil d'administration et qu'il allait assurer le bon déroulement de la suite des choses.

Le lien de confiance avec les électeurs et les membres du parti est fragile. Le vrai travail commence.

Assumer son leadership

Remarquez que l'arrivée d'Anne Guérette à la tête de Démocratie Québec, en décembre 2016, ne s'était pas faite sans heurts. Quelques élus et membres de son cabinet ont claqué la porte après des mois de tensions et de frustrations.

Toute l'ancienne garde associée au défunt parti Québec Autrement, avant la fusion avec Démocratie Québec, a jeté l'éponge pour laisser la place à la nouvelle direction.

Anne Guérette a payé cher sa décision d'assumer son leadership comme elle l'entend. C'était quelques mois avant la campagne électorale municipale. La zizanie au sein de son équipe a coupé l'élan du parti et freiné le recrutement de candidats pour l'élection.

Malgré la bonne performance de la chef en campagne, le mal était fait.

Jean-François Gosselin a l'avantage d'avoir du temps devant lui. La première moitié du mandat n'a pas encore été effectuée.

Vaut mieux s'y prendre plus tôt que tard.

Louise Boisvert analyse la politique municipale à Québec

Québec

Affaires municipales