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Le ministère des Anciens Combattants offre ses condoléances à la « veuve » d'un soldat toujours vivant

Truman Tremblay porte des skis et est aussi dans une chaise démesurée.
Truman Tremblay affirme que la lettre du ministère des Anciens Combattants adressée à sa conjointe ne précisait ni comment ni quand il était « mort ». Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le 23 mars, un ancien officier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et réserviste dans l'Armée canadienne qui souffre de stress post-traumatique, Truman Tremblay, est rentré à Kamloops après des vacances. Dans sa boîte aux lettres, il a trouvé une lettre du ministère des Anciens Combattants adressée à sa conjointe. Dans la lettre, le ministère offrait à cette dernière ses condoléances pour la mort de son mari.

La lettre offrait également de l’aider pendant son deuil.

« J’étais étonné et je me suis dit : "Mais comment une telle erreur a-t-elle pu se produire?”, dit l’homme de 48 ans. La lettre ne disait pas comment j’étais mort ni quand. On offrait de l’aide à mon épouse pour obtenir des fonds qui auraient servi à mon enterrement. La lettre était signée par un employé du ministère des Anciens Combattants. »

L'erreur s’est produite quelques semaines après le transfert du dossier de Truman Tremblay d’un système de gestion de cas personnalisé à un système plus générique au sein du ministère.

S’il est maintenant agent de libération conditionnelle, il a servi pendant quatre ans comme agent de la GRC en Colombie-Britannique à la fin des années 1990. C’est à ce moment qu’il a commencé à souffrir du syndrome du stress post-traumatique après avoir assisté à des scènes d’accidents horribles. Il a été officiellement diagnostiqué en 2012 et suit encore des traitements.

Ce qui indigne Truman Tremblay dans cette affaire, c’est l’indifférence apparente dont il a été victime lorsqu'il a essayé de comprendre comment une telle erreur avait pu se produire.

Il souhaite également savoir ce que le ministère des Anciens Combattants compte faire pour que des erreurs semblables ne se reproduisent pas, surtout pour des anciens combattants dont la santé mentale est plus fragile.

Le ministère des Anciens Combattants présente ses excuses

Truman Tremblay dit avoir parlé à trois personnes différentes au sein du ministère, dont un membre du personnel du bureau du sous-ministre.

Le ministère a ouvert une enquête, mais Truman Tremblay a déclaré que la seule chose qu'on lui a dite jusqu'à présent était une évidence : la lettre avait été envoyée par erreur et le ministère en était désolé. On lui a également dit que l'erreur s'était produite lorsqu'un responsable de dossiers avait transféré son dossier.

Le ministère a écrit une lettre d'excuses et l'a publiée dans le compte en ligne de M. Tremblay au ministère des Anciens Combattants.

Des actions immédiates en cours, selon le ministère

Un porte-parole du ministère des Anciens Combattants a déclaré que le ministère enquêtait toujours et tentait de réparer son erreur.

« Le ministère des Anciens Combattants du Canada regrette profondément cette erreur, affirme la directrice des affaires publiques du ministère, France Bureau. Dès que nous avons pris conscience de l'erreur, nous avons pris contact avec M. Tremblay et une lettre d'excuses a été envoyée. Comme dans toutes les circonstances, en cas d'erreur, des mesures immédiates ont été prises pour examiner le problème et éviter les erreurs futures. »

Elle a ajouté qu'un protocole est en place pour vérifier les informations selon lesquelles un ancien combattant serait mort, mais que dans ce cas, il y avait eu une « erreur humaine ».

Faits divers