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Histoire de la francophonie manitobaine, place aux jeunes lors d'une table ronde

Une étudiante fait une présentation devant le public.

Plusieurs étudiants et anciens étudiants de l'Université de Saint-Boniface ont pris la parole pour partager leur vision de la jeunesse franco-manitobaine.

Photo : Radio-Canada / Julien Sahuquillo

Julien Sahuquillo

Une table ronde pour dialoguer autour de la place des jeunes dans la francophonie a été organisée dans le cadre des 50 ans de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), en partenariat avec l'Université de Saint-Boniface.

Pour les deux institutions à l'origine du projet, l’événement visait à donner la parole à la nouvelle génération. Pour la Société de la francophonie manitobaine, c’est l’occasion de faire naître l’étincelle du débat et de l’autocritique.

« Les jeunes amènent une différente perspective à la francophonie. On doit évoluer et changer comme communauté et institution que ce soit la SFM ou les autres », assure le directeur général de la SFM, Daniel Boucher.

Il ajoute qu’il faut « tenter de trouver des moyens de faire les choses différemment si c’est la meilleure façon de le faire, au lieu de résister et de dire qu’on a toujours fait comme ça ».

Parmi les activités en place jeudi à l’université, cinq étudiants du cours de francophonie canadienne minoritaire donné par la professeur et historienne Jacqueline Blay, ont présenté des événements marquants de l'histoire de la SFM comme le combat de Georges Forest.

Pour Jacqueline Blay, la nouvelle génération n’oublie pas ses racines : « Ils voient l’importance d’avoir un organisme fédérateur. Ils veulent garder leur identité, leur culture, leur spécificité. Ils sont franco-manitobains, ils ne sont pas québécois ou acadiens. Ils ne veulent pas être méprisés dans la façon dont ils s'expriment et la façon dont on les regarde ».

Au cours de la table ronde avec des jeunes actifs dans la communauté, qui a suivi les présentations des étudiants, certains ont pris la parole pour parler davantage d’inclusion, notamment envers les jeunes issus d’autres francophonies.

Il faut passer le flambeau maintenant

Jacqueline Blay, professeure d’histoire

« J’ai beaucoup d’espoir. Quand on travaille avec eux, on voit à quel point ils sont touchés, ils comprennent certaines choses, explique Jacqueline Blay. Est-ce qu’ils l’expriment tous les jours, non. Est-ce qu’ils continuent à parler anglais, oui. C’est la façon de faire, il faut l’accepter ».

Julie-Anne Delaquis, étudiante en histoire et en langues, reconnaît que les projets de la SFM « ont toujours un impact sur notre vie. On a une histoire pas mal tumultueuse avec un temps d’épanouissement et aussi de survivance ».

En ce moment, on dit qu’on est la génération des acquis et que c’est notre rôle de les défendre. Je pense que la jeunesse doit aussi profiter et être fière de ce qu’on a déjà. Il faut renouveler cette fierté dans la culture franco-manitobaine

Julie-Anne Delaquis, étudiante

Dans la salle, la vision des plus anciens était d’ailleurs bienveillante. Pour Daniel Boucher, la rencontre à l'Université de Saint-Boniface pourrait se poursuivre et donner lieu à d'autres discussions de ce type dans la communauté sur d'autres thématiques.

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