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Une étude de faisabilité sur la construction d’une garderie francophone à Hay River

Une enfant de 11 mois, habillée avec une veste rose, s'amuse sur un tapis rouge montrant des personnages qui entoure un jeu de marelle numéroté.

Le sondage du CDETNO servira à déterminer s’il y a assez d'enfants et de familles pour justifier une garderie publique francophone à Hay River.

Photo : Getty Images / Sean Gallup

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de faisabilité pour mettre en place une garderie francophone à Hay River a été lancée par le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDETNO) et la Commission scolaire francophone (CSFTNO).

Le Conseil de développement économique invite les membres de la communauté, située dans le South Slave, à répondre à un sondage en ligne portant sur leur envie d'avoir un centre de garde de la petite enfance en français.

Le projet d’une garderie francophone publique à Hay River est dans les plans de la CSFTNO depuis un certain temps, explique la directrice générale de l'organisme, Yvonne Careen.

Une douzaine de garderies à Hay River détiennent un permis de garde du gouvernement territorial. La plupart sont en milieu familial ou offrent un service de garde après l’école aux enfants de 4 ans et plus, seulement.

Selon le gouvernement territorial, Hay River et sa voisine, la Première Nation K'atl'odeeche, comptent 156 places en garderie. De ces places, 21 sont pour les nourrissons de 0 à 2 ans, 84, pour les enfants de 2 à 5 ans, et 51, pour la garde après l’école (de 4 à 12 ans).

Hay River et la réserve de Hay River comptent 480 enfants, dont l'âge va de la naissance à 9 ans, selon Statistique Canada.

Selon Yvonne Careen, une garderie publique en français répondrait sûrement à un besoin, tout en offrant un autre service attrayant pour le fleurissement de la communauté francophone.

Un sondage en ligne

L’élaboration de l’étude de faisabilité a été rendue possible grâce à un financement d’Emploi et Développement social Canada au CDETNO pour appuyer l’entrepreneuriat dans la petite enfance.

Selon le directeur général du CDETNO, François Afane, le sondage permettra de mieux quantifier une demande qu’il croit déjà bien présente au sein de la communauté.

« Tout le monde le dit qu’il y a des besoins criants en petite enfance et, notamment, de places en garderie francophone, explique François Afane. L’objectif du sondage est vraiment d’aller toucher quelles sont les réalités du besoin et est-ce qu’on peut l’expliquer. »

Un homme se tient devant une carte du nord canadien. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

François Afane a remplacé Antoine Gagnon à la direction de lu CDETNO en Avril 2018.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

« Quand on veut aller chercher des sources de financement au gouvernement, il faut avoir des chiffres et des faits concrets », rappelle-t-il.

« La petite enfance est la base de l’éducation et la base pour conserver la langue, croit François Afane. Il est important pour nous, les francophones qui vivent en milieu minoritaire, que nous puissions nous assurer que nos enfants fassent leurs premiers pas à vie en français. »

Dans l’intérêt des gouvernements

La directrice générale de la Commission scolaire dit déjà être en contact avec le secteur de la petite enfance du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation pour déterminer les endroits où une telle garderie pourrait être installée.

Elle assure que, si l’étude peut prouver que la garderie suscite un intérêt dans la communauté, les différents ordres de gouvernement voudront contribuer à sa construction.

Yvonne Careen sourit pour la caméra dans un gymnase. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice générale de la CSFTNO, Yvonne Careen dans le nouveau gymnase.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Ottawa et le territoire ont d'ailleurs signé un accord sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants en 2017. L’accord bilatéral doit permettre, entre autres, l’ouverture de nouveaux postes en garderie et un meilleur accès aux services dans la langue officielle.

« En ayant signé cette entente bilatérale, le gouvernement souhaite développer un projet potentiel à Hay River, estime la directrice générale. Il reste à voir si l’étude de faisabilité va être assez positive pour aller de l’avant. »

Yvonne Careen espère que l’étude sera terminée avant la fin du mois de mai pour lui donner temps de remplir une demande de financement et de répondre aux échéances de certains programmes en infrastructure du gouvernement fédéral.

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