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Innovation : un test peut identifier un trouble bipolaire en une heure

Un homme regarde la caméra en souriant. Il se tient près d'un fauteuil utilisé pour effectuer le test dont il parle.

L'équipe du professeur Brian Lithgow a découvert par accident qu'elle pouvait identifier l'existence d'un trouble bipolaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Université du Manitoba ont trouvé un moyen pour savoir si une personne souffre d'un trouble bipolaire ou d'une dépression majeure à l'aide d'un test simple et indolore administré en moins d'une heure.

Pour le professeur en ingénierie électrique Brian Lithgow, qui a participé au projet, la découverte est unique au monde.

Selon lui, il n’existe pas pour le moment d’autres dispositifs de « diagnostic non intrusif efficace en une heure ».

« Cette recherche a débuté un peu par accident. On testait les gens au départ sur le syndrome vestibulaire et les troubles de l’équilibre », explique M. Lithgow.

Le patient est assis dans un fauteuil hydraulique pendant que des électrodes, installées dans ses oreilles, mesurent les impulsions des parties de l'oreille interne et du cerveau qui aident à contrôler l'équilibre.

Un fauteuil hydrolique à oreillettes. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le fauteuil dans lequel s'assoient les personnes qui participent à la recherche.

Photo : Radio-Canada

Au cours de leurs recherches, les scientifiques ont commencé à observer des profils constants et différents entre les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, celles qui souffrent de trouble bipolaire et celles qui souffrent d'une dépression majeure.

« On extrait le signal nerveux du signal électrique enregistré. On voit alors des formes très différentes. On peut observer des éléments comme une conduction plus rapide de sodium dans les nerfs ou un relâchement plus rapide de potassium », explique Brian Lithgow.

Pour le chercheur, les troubles bipolaires sont difficiles à déceler en temps normal, car deux personnes sur trois ne présentent pas de symptômes évidents de leur maladie.

« Au premier diagnostic, près de 40 % des personnes bipolaires sont diagnostiquées à tort comme ayant une dépression majeure. Cela a des conséquences importantes. Le traitement n’est pas optimisé », explique Brian Lithgow.

D'après lui, le nouvel appareil, toujours au stade de la mise au point, améliorerait grandement le travail des médecins, sachant que « cela prend six à sept ans en moyenne pour diagnostiquer un trouble bipolaire 2 ».

Les chercheurs, qui veulent poursuivre leurs recherches, aimeraient recueillir le financement nécessaire et obtenir la participation de spécialistes en santé mentale.

Les troubles bipolaires sont des maladies entraînant des dérèglements de l'humeur, qui se manifestent par des phases de dépression ou d'excitation, selon l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal. Ils peuvent survenir en réaction au stress ou sans réaction apparente.

Avec des informations de Patrick Foucault

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