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Des élèves débrayent pour dénoncer les réformes du gouvernement Ford

Deux adolescentes montrent une pancarte sur laquelle on peut lire : « Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance. »

Une centaine d'élèves de Hearst ont pris part au mouvement de protestation.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des milliers d'élèves ontariens se sont mobilisés jeudi contre les réformes du gouvernement Ford en matière d'éducation. Un peu partout dans la province, ils sont sortis des salles de classe et ont protesté contre les récentes coupes annoncées dans les programmes ou encore l'interdiction du téléphone cellulaire.

Le mouvement est soutenu par les partis de l'opposition, mais dénoncé comme une manipulation syndicale par la ministre de l'Éducation, Lisa Thompson.

À 13 h 15 précises, les élèves de l’École secondaire Norval-Morrisseau de Richmond Hill ont poussé les portes de l’entrée principale de l’établissement.

Des élèves brandissent des pancartes lors d'une manifestation devant une école.
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Des élèves de l'École Norval-Morrisseau de Richmond Hill ont dénoncé les changements mis de l'avant par le gouvernement Ford.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Mégaphone en main, Alisha Kara a mené le rassemblement, scandant des « Unis, nous pouvons » et « Norval dit non » repris en chœur par une soixantaine de ses camarades.

Ensemble, ils ont marché autour du stationnement, brandissant pancartes, sous les yeux de quelques enseignants et de leur directrice, sortis pour s’assurer de la sécurité.

Aujourd’hui, anglophones, francophones : on s’unit pour se faire entendre, a lancé Alisha Kara lors d’un bref discours sur le parvis de l’école.

Dans une entrevue à Radio-Canada, l’adolescente dénonce la hausse du nombre d’élèves par classe de même que l’obligation de suivre des cours en ligne.

« Avoir des élèves qui sont prêts à se mobiliser et à sortir de cours démontre qu’ils ne sont pas en accord avec les actions du gouvernement et c’est quelque chose que le gouvernement devrait prendre en considération. »

— Une citation de  Alisha Kara, militante étudiante et élève à l’École secondaire Norval-Morrisseau de Richmond Hill

Des élèves de plusieurs écoles du Nord de l’Ontario ont également participé aux manifestations.

À Hearst, une centaine d’élèves se sont réunis sur le terrain de l’hôtel de ville. Il s’agissait principalement d’élèves de l’École secondaire catholique de Hearst, de l’école publique anglophone Hearst High School et quelques élèves de l’École élémentaire catholique Saint-Louis.

Ils ont eux aussi exprimé leur opposition à l’augmentation de la taille des classes et à une utilisation accrue des cours en ligne.

« De voir que la communauté étudiante de partout en Ontario, autant francophone qu’anglophone, on est capable de se mettre ensemble et de protester contre quelque chose qui nous tient à coeur. Je sais que ça va avoir un impact [...] C’est incroyable de voir que tout le monde, on a le même but. »

— Une citation de  Audrey Aubin, organisatrice de la manifestation de Hearst

Échange musclé à Queen’s Park

À Queen's Park, la porte-parole néo-démocrate en matière d’éducation, Marit Stiles, a demandé au premier ministre comment il entendait répondre aux revendications des élèves.

Ce n’est pas à propos de la taille des classes, c’est à propos des syndicats qui disent aux enseignants et aux élèves quoi faire, a rétorqué Doug Ford. C'est absolument honteux qu'ils utilisent nos élèves comme des pions, a-t-il ajouté.

Un argument repris par sa ministre de l’Éducation, qui a parlé d’une manipulation de la part des patrons des syndicats.

La chef de l'opposition officielle, Andrea Horwath, s'est déclarée solidaire des élèves dans un communiqué leur étant directement adressé. Vous méritez tellement mieux que Doug Ford et son gouvernement, qui sabrent votre éducation afin de pouvoir donner plus à leurs amis fortunés, a-t-elle écrit.

Mme Horwath y a également rappelé les compressions importantes déjà annoncées par le gouvernement Ford comme l'annulation d'un fonds de 25 millions de dollars destiné à des programmes éducatifs. M. Ford est en train d’abolir le plafond de la taille des classes, écrit-elle, en arrachant 1 milliard de dollars à votre éducation.

Les étudiants ontariens ont montré que c’était une erreur de les sous-estimer, a-t-elle commenté dans un tweet après les débrayages.

De nombreux députés néo-démocrates étaient dans des écoles de leur circonscription aujourd’hui afin d’apporter leur soutien aux élèves.

Avec les informations de Rozenn Nicolle et Francis Bouchard

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