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Greenpeace ne veut pas que QcRail serve aux hydrocarbures

Une voie ferrée où sont garés des wagons citernes et de marchandises.

Une voie ferrée où sont garés des wagons citernes et de marchandises.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Greenpeace interpelle le gouvernement du Québec pour qu'un éventuel chemin de fer, QcRail, ne soit pas utilisé pour le transport d'hydrocarbures.

Dans son récent budget, Québec a octroyé 7,5 millions de dollars pour l'étude de faisabilité d'un chemin de fer sur 370 kilomètres. Celui-ci relierait le port de Baie-Comeau à Dolbeau-Mistassini, au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Selon des documents disponibles sur le site Internet du ministère de l'Environnement, le promoteur du projet, ID Manicouagan, a évalué la possibilité de permettre le transport d'hydrocarbures sur la voie ferrée.

Une carte montre le trajet projeté pour le chemin de fer Québec Rail

Le trajet projeté pour le chemin de fer QcRail

Photo : Radio-Canada

À Greenpeace Québec, on estime que le gouvernement Legault est incohérent.

Il dit reconnaître l'urgence climatique, mais maintenant finance un projet qui pourrait permettre l'expansion du transport du pétrole et l'exportation.

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada.

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada.

Photo : Radio-Canada

Il s'est opposé [le gouvernement Legault] à Énergie Est, ne voulait pas que le Québec soit une voie de passage du pétrole. Il devrait faire exactement la même chose avec ce genre de projets-là, et le dire très clairement.

Patrick Bonin, responsable de Climat-Énergie, Greenpeace Canada

De son côté, ID Manicouagan estime que le projet demeure rentable s'il exclut le transport de produits pétroliers. L'organisme mise d'abord sur le transport de grains ou des produits miniers, mais il ne fermera pas la porte aux hydrocarbures.

Un jour ou l'autre, s'il y a une infrastructure, ça se peut qu'il y ait des types de produits inflammables ou autres.

Le directeur du développement industriel d'ID Manicouagan, Guy Simard

Le directeur du développement industriel d'ID Manicouagan, Guy Simard

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

J'ose espérer que l'opérateur va respecter tous les critères au niveau des normes de sécurité ou autres.

Guy Simard, directeur, développement industriel, ID Manicouagan

Le ministère de l'Énergie affirme qu'il est trop tôt pour connaître les expéditeurs qui pourraient être intéressés à acheminer des marchandises en direction ou en provenance de Baie-Comeau.

Au ministère de l'Environnement, on ne souhaite pas commenter un dossier à une étape aussi préliminaire. Le premier échéancier de ID Manicouagan prévoit une mise en service du chemin de fer en 2024.

Avec les informations d'Olivier Roy-Martin

Côte-Nord

Environnement