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Grande Place : sept propriétaires riverains rejettent le projet de Réseau Sélection

L'immeuble de la Grande Place.

La Ville de Rimouski et Groupe Sélection n'ont pas toutes les signatures pour le projet de revitalisation de la Grande Place.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Édith Drouin

« Peu importe le projet, ce sera impossible d'atteindre l'unanimité », déplore Mylène Dupéré, vice-présidente aux affaires publiques et communication corporative chez Réseau Sélection. L'entreprise n'a pas réussi, malgré son ultimatum, à obtenir la signature des sept propriétaires riverains s'opposant au projet de revitalisation.

Pour démolir la Grande Place et la remplacer par une résidence pour personnes âgées, Réseau Sélection devait obtenir les signatures des 97 propriétaires riverains qui ont un droit de servitude sur les stationnements en bordure du fleuve en vertu d'un accord conclu en 1963 avec la Ville de Rimouski.

Réseau Sélection souhaitait entre autres y construire une résidence pour personnes âgées avec un commerce d'alimentation, une place publique et des zones piétonnes.

Devant ce refus, la porte-parole de l'entreprise explique qu’elle ne peut concevoir une situation où un projet pourrait être accepté à l’unanimité par les propriétaires riverains, dans la mesure où Réseau Sélection a fait des efforts pour consulter la population et modifier ses plans.

Force est de constater que sept de ces personnes-là ne seront pas d’accord avec ce projet-là et probablement pas d’accord avec aucun autre projet.

Mylène Dupéré, vice-présidente aux affaires publiques et communication corporative chez Réseau Sélection

Mme Dupéré précise que toutes les options sont étudiées. La porte-parole ne mentionne pas directement la possibilité d’un projet de loi privé. Le maire de Rimouski, Marc Parent, qui travaille étroitement avec Réseau Sélection, a toutefois évoqué cette possibilité mercredi.

Mme Dupéré indique que Réseau Sélection croit encore au projet. Elle explique toutefois que leur partenaire d’affaires pourrait se retirer si une solution n’était pas trouvée dans des délais raisonnables.

Le maire mécontent

Le maire, Marc Parent, dit ressentir énormément de frustration en lien avec le dénouement de cette affaire.

Il affirme que la ville, la population est prise en otage par les sept personnes qui refusent de signer l’entente avec Groupe Sélection.

Personne ne nie le fait que les propriétaires riverains ont des droits, mais ces droits-là sont exclusivement en matière de stationnement et on excède largement les obligations. Ces gens-là utilisent ce droit de veto à des fins tout autres.

Marc Parent, maire de Rimouski

Le maire explique que certains propriétaires veulent obtenir de l’argent en échange de leur signature. Il ajoute que l’un d’eux n’a pas voulu rencontrer la Ville et Groupe Sélection, qui ont travaillé en collaboration pour amasser les signatures.

Des délais pour la Coop Paradis

Culture Bas-Saint-Laurent a également pris position dans le dossier.

L'organisme déplore le fait que quelques personnes aient un droit de veto sur un projet collectif de revitalisation. Un processus décisionnel que Culture Bas-Saint-Laurent juge contraignant et désuet.

L'organisme rappelle l'importance de la Coopérative Paradis qui pourrait déménager au centre-ville de Rimouski si le projet de revitalisation de la Grande Place allait de l'avant.

On ne voit pas à quel point la Coopérative Paradis est un atout majeur dans le développement régional et dans le développement de Rimouski.

Dominique Lapointe, codirectrice de Culture Bas-Saint-Laurent

Dominique Lapointe ajoute que la présence d'artistes et d'organismes culturels dans un centre-ville crée du dynamisme et de l'innovation.

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