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Québec intervient pour empêcher la destruction d'un monastère à Berthierville

Un monastère, ses haies et arbustes, sous le soleil.
Le monastère des Dominicaines à Berthierville est sous le coup d'une ordonnance pour empêcher sa démolition. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy, suspend pour 30 jours la démolition d'un monastère patrimonial à Berthierville. L'immeuble, acheté par un promoteur, était sur le point d'être transformé en projet domiciliaire.

L'ordonnance doit permettre aux experts du ministère de la Culture de déterminer la valeur patrimoniale du monastère Notre-Dame du Rosaire, aussi nommé Ensemble conventuel des Moniales dominicaines de Berthierville.

Un huissier a dû signifier directement au propriétaire, jeudi matin, l'interdiction de mettre son projet en oeuvre. Le promoteur a obtempéré : il a cadenassé le chantier, mais la machinerie est restée sur place.

La ministre Roy s'est prévalue mercredi soir de l'article 76 de la Loi sur le patrimoine culturel, qui lui permet de décréter une ordonnance de 30 jours pour éviter « que ne s'aggrave la menace pour le bien » si elle juge « qu'il existe une menace réelle ou appréhendée que soit dégradé de manière non négligeable un bien susceptible de présenter une valeur patrimoniale ».

L'entrepreneur dispose de dix jours pour faire valoir ses arguments contre l'ordonnance.

« Nous faisons les études nécessaires pour qu’il [le monastère] soit protégé et je suis très confiante », a déclaré Mme Roy à l'Assemblée nationale jeudi matin.

Bel exemple d'architecture conventuelle, le monastère de style néo-roman construit en 1934 était la propriété des moniales dominicaines. Il est considéré par la MRC de D'Autray « comme un site à valeur patrimoniale élevée ».

Dans ce dossier, la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, a reproché à Berthierville d'avoir agi de manière unilatérale en accordant un permis de démolition à l'acquéreur du monastère.

Par communiqué, la Municipalité de Berthierville explique que l'acte de vente était déjà notarié lorsqu'elle a été avisée de la vente du monastère. La Ville aurait pu protéger le bâtiment en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, mais elle aurait alors imposé une charge financière dépassant les moyens des moniales, est-il indiqué dans le communiqué.

Pour la Ville, faire l'acquisition du bâtiment, vacant depuis sept ans, n'était pas envisageable.

Extrait du communiqué de la Ville de Berthier

La mairesse de Berthierville, Suzanne Nantel, se dit « sensible à la situation » et assure le gouvernement du Québec de sa collaboration.

Avec les informations d'Anne-Andrée Daneau et de La Presse canadienne

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