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Des livres pour ranimer la langue algonquine

La page couverture de six livres confectionnés par les membres de la communauté de Kebaowek.

Les enfants et les aînés de la communauté de Kebaowek ont participé à la création de six livres pour mettre en valeur la langue algonquine.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au sud du Témiscamingue, la communauté de Kebaowek souhaite promouvoir la langue algonquine auprès de ses membres, surtout les enfants. Elle a développé un projet de six livres écrits en trois langues : l'anglais, le français et l'algonquin.

Les enfants et les aînés de la communauté ont participé à la concrétisation de ce projet. Les histoires sont imaginées par les enfants et illustrées par des artistes autochtones.

Chaque livre contient un disque sur lequel on peut entendre une histoire, racontée par un enfant de la communauté de Kebaowek, en algonquin.

Initialement composées en anglais, elles ont été traduites en français et en algonquin par Suzanne Mapitchie. Elle a aussi aidé les enfants à bien prononcer chaque mot contenu dans l’histoire.

Ça dépend de l'âge de l'enfant. Ce n’est pas difficile. Les enfants sont comme des éponges, ils apprennent très vite, raconte Suzanne Mapitchie.

L'intérieur d'un livre où l'illustration démontre 3 jeunes filles qui jouent à l'extérieurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les livres sont illustrés par des artistes autochtones et traduits en 3 langues.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Retourner aux racines

Selon l’agent de développement économique à Kebaowek, Justin Roy, 98 % des membres de la communauté parlent anglais. Il devenait donc primordial de mettre en place un projet pour partager la culture et la langue algonquine.

Ici, il y a peut-être quatre ou cinq personnes qui sont capables de parler la langue algonquine, ce sont toutes des aînées. C’est vraiment important pour nous autres de faire des choses pour revitaliser notre langue, soutient Justin Roy.

Toutes les personnes qui ont travaillé sur le projet de livres, jusqu’à l'impression, sont membres d’une communauté autochtone. Suzanne Mapitchie affirme que le travail a été colossal, mais enrichissant.

C’est vraiment gratifiant de savoir que la langue algonquine ne se perdra pas, de cette façon-là, se réjouit-elle.

Le projet a été financé par Patrimoine canadien.

Les livres, publiés à 1200 exemplaires, ont connu un tel succès qu’une nouvelle série de six livres est actuellement en production.

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