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Cousteau au chevet de dizaines de baleines prisonnières en Russie

Des baleines prisonnières en Russie
Radio-Canada

L'océanographe français Jean-Michel Cousteau est arrivé en Russie pour collaborer au processus de remise en liberté de plus d'une centaine de mammifères marins entassés dans des enclos pour y être vendus. Notre correspondant en Russie Tamara Alteresco l'a rencontré.

En tout, 11 orques et 94 bélugas sont retenus depuis des mois dans une douzaine d’enclos à ciel ouvert au large de Nakhodka dans l'Extrême-Orient russe en attendant d’être vendus à des parcs aquatiques en Chine.

La publication d’images montrant ces mammifères marins entassés les uns contre les autres a eu des échos jusqu’au Kremlin, où le président Vladimir Poutine a ordonné récemment leur libération.

Une enquête criminelle est en cours pour déterminer où et comment ces baleines ont été capturées à des fins commerciales.

C’est dans ces circonstances que l’océanographe Jean-Michel Cousteau a été invité par les autorités russes à se rendre sur place pour évaluer la situation et aider les équipes locales à mettre au point un plan pour soigner et, par la suite, libérer les baleines.

« On n’est pas là pour critiquer, on est là pour aider »

Jean-Michel Cousteau discute avec des collègues russes.Jean-Michel Cousteau (centre), est arrivé jeudi en Russie pour travailler avec ses homologues russes pour libérer les baleines captives dans l'est de la Russie. Photo : Radio-Canada / Tamara Alteresco

« Notre mission pour l’instant c’est d’associer notre équipe avec l’équipe qui s’occupe des baleines qui sont en prison actuellement pour voir dans quelle mesure on peut les aider et, après un certain temps, les relâcher », a expliqué Jean-Michel Cousteau à notre correspondante en Russie, Tamara Altersco.

« On n’est pas là pour critiquer, on est là pour aider », assure Jean-Michel Cousteau.

Expliquant qu’on ne peut pas simplement ouvrir les enclos et libérer ces animaux qui ont été capturés dans divers points du globe, Jean-Michel Cousteau explique qu’il s’agit d’un travail minutieux et de longue haleine.

« Chaque animal est un cas particulier. On sait où ils ont été attrapés. Et quand ils seront en état, qu’ils auront récupéré la santé, ils seront remis là où ils ont été attrapés », explique Jean-Michel Cousteau.

Ce n’est que le début d’un travail qui va peut-être prendre des années éventuellement. À mon avis ça devrait entrer dans les deux ou trois ans qui viennent.

Jean-Michel Cousteau, océanographe
Une douzaine d'enclos vues des airs.Des enclos avec des baleines en captivité. Photo : Radio-Canada / Russia TV

Pour Jean-Michel Cousteau, tant qu’il y aura un intérêt du public pour les parcs aquatiques, des situations semblables se reproduiront.

« Il y en a beaucoup trop [de parcs aquatiques] et il y a de plus en plus de demandes », déplore l’océanographe. Mais il se trouve qu’aujourd’hui avec ce que j’appelle la révolution des communications, il y a de moins en moins de jeunes qui veulent voir ces animaux en captivité. »

Ce sont des animaux très intelligents qui sont dans les océans ce que nous sommes sur terre. Si vous protégez les océans, vous vous protégez vous-mêmes.

Jean-Michel Cousteau, océanographe

Avec les informations de Tamara Alteresco.

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